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Violences dans le Kasaï : Kinshasa ne veut pas de la commission d’enquête de l’ONU

Par Jeune Afrique avec AFP

Des Casques bleus sécurisent la ville de Kinshasa, le 20 septembre 2016. © John bompengo/AP/SIPA

Suite à la découverte de trois nouveaux charniers dans le Kasaï, le haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, a demandé ce mercredi la création d'une commission d'enquête sur les violences contre les civils en RDC. Le gouvernement congolais rappelle qu'il enquête sur le sujet.

« Je félicite le gouvernement d’avoir pris rapidement des mesures pour enquêter sur ces allégations de meurtres commis par des soldats« , a-t-il tout d’abord déclaré. Avant d’exhorter le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU à établir une commission d’enquête afin de se pencher sur ces allégations « étant donné la découverte de trois charniers » ces derniers jours dans la région.

Il a également indiqué mercredi 8 mars que son « bureau surveillera[it] attentivement les développements judiciaires concernant les actions des forces de sécurité, qui ont entraîné la mort de plus de 100 personnes en septembre et en décembre ».

Enquête en cours

Mais en conférence de presse le même jour, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a rappelé qu’une enquête de la justice congolaise était en cours. Celle-là même qu’a mentionnée Zeid Ra’ad Al Hussein à l’ONU. Comme le gouvernement l’avait déjà affirmé la semaine dernière, il ne souhaite pas que l’ONU intervienne sur le sujet et regrette la prise de position du haut-commissaire.

Depuis septembre 2016, la région du Kasaï est en proie à de nombreuses violences suite à la mort, lors d’une opération militaire, d’un chef coutumier local, Kamwina Nsapu, entré en conflit avec le pouvoir central.

En février, une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montrait des hommes en uniforme tirant sur des villageois non armés, ou simplement de lance-pierres ou de bâtons, dans le Kasaï. Le gouvernement avait d’abord qualifié de « montage grossier » ces images tournées en plan-séquence unique, refusant d’enquêter avant de faire volte-face sous la pression internationale.

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