Fermer

Maroc : le député Abdellatif Merdas assassiné près de son domicile à Casablanca

Des policiers marocains à Casablanca le 11 juin 2014. © Abdeljalil Bounhar/AP/SIPA

Abdellatif Merdas, député de l'Union constitutionnelle (UC, libéral), a été tué par des tirs provenant d'une arme à feu, hier au soir. La police casablancaise a arrêté un premier suspect.

La scène s’est produite non loin de son domicile, situé dans le quartier Californie, à Casablanca. « Il a été visé par des tirs alors qu’il était dans sa voiture, en face de chez lui », confirme à Jeune Afrique, Mohammed Sajid, secrétaire général de l’UC.

La presse marocaine, qui s’est rendue sur place, a publié quelques photos de la scène du crime, où l’on voit que la vitre côté conducteur a été traversée par une rafale de tirs s’apparentant à la décharge d’un fusil de chasse.

Un mobile politique ou privé ? 

Depuis hier soir, la police casablancaise enquête pour mettre la main sur les responsables d’un crime qualifié de mystérieux. Car d’après ses collègues, Abdellatif Merdas était un homme sans histoire. Membre du bureau politique de l’UC, il effectuait son deuxième mandat de député de la circonscription Ben Ahmed-Settat.

Mercredi 8 mars, la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a annoncé avoir arrêté un individu de 27 ans, ayant des antécédents judiciaires, soupçonné d’avoir un lien présumé avec cet homicide. Selon un communiqué publié par l’agence officielle MAP, cet individu aurait déjà menacé la victime pour « des différends personnels à caractère privé ». Les perquisitions menées dans son domicile, dans le village de Ben Ahmed, ont donné lieu à la saisie de deux deux armes de chasse et des cartouches semblables à celles utilisées dans ce crime.

Déjà 150 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici