Côte d’Ivoire : la défense de Simone Gbagbo nie toute manœuvre dilatoire après une nouvelle suspension

Simone Gbagbo a déjà été condamnée à 20 ans de réclusion dans un premier procès. © Rebecca Blackwell/AP/SIPA

Le procès de l'ancienne première dame ivoirienne, jugée depuis le 31 mai 2016 pour crime contre l’Humanité, s'est brièvement rouvert en son absence mardi 7 mars aux assises d'Abidjan.

L’audience aura une nouvelle fois été écourtée pour des questions de procédure. Trente minutes après l’arrivée de la cour, les trois avocats commis d’office de l’ancienne première dame, toujours absente, ont de nouveau obtenu une suspension de séance de vingt-quatre heures.

« Elle se porte comme un charme »

Des manœuvres dilatoires destinées à bloquer les audiences ? « Non ! », a répondu à la presse Maître Amani Kouamé, l’un des avocats de la défense. « Notre cliente risque la perpétuité, notre rôle est de veiller à ce que tout soit fait dans les règles des procédures pénales », a poursuivi Me Kouamé, commis d’office en décembre dernier aux côtés de Me Claude Mentenon et Georges Vieira Patrick. Avant de lancer : « Nous l’avons vu à trois reprises, elle collabore et se porte comme un charme ».

La première équipe d’avocats de Simone Gbagbo avait claqué la porte du tribunal en novembre dernier pour « protester contre le refus du tribunal de procéder à certaines auditions ». Depuis des semaines, ils exigeaient la comparution de plusieurs personnalités de la crise post-électorale, dont Guillaume Soro, l’ancien Premier ministre Jeannot Ahoussou Kouadio, ou encore l’ex-chef de l’armée Philippe Mangou.

Vers un nouveau report ? 

Depuis, le procès de Simone Gbagbo, déjà condamnée en mars 2015 à vingt ans de réclusion pour « atteinte à la sûreté de l’État », peine à entrer dans le fond du dossier.

Enferrées dans des questions de procédure, les deux parties n’excluent d’ailleurs pas qu’un nouveau report soit annoncé à la reprise de l’audience mercredi matin.

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