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Décret migratoire : Donald Trump persiste et signe

Par Jeune Afrique avec AFP

Le président élu Donald Trumplors d'une conférence de presse dans sa tour de New York, le 13 janvier 2017. © Evan Vucci/AP/SIPA

Le président américain Donald Trump a signé lundi une version modifiée de son décret migratoire du 27 janvier, qui avait été suspendu par une décision de justice. L'objectif est toujours d'empêcher les ressortissants de certains pays d'entrer aux États-Unis.

Six des sept pays initialement visés se trouvent de nouveau sur la liste (Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie, Yémen). Seul l’Irak est exempté, selon des documents publiés par le département de la Sécurité intérieure.

Les détenteurs de cartes vertes et de visas sont explicitement protégés et pourront continuer à se rendre aux États-Unis, a assuré le gouvernement américain.

« Une mesure vitale »

« Le décret signé par le président aujourd’hui protégeant la nation contre l’entrée de terroristes étrangers aux États-Unis est une mesure vitale pour renforcer notre sécurité nationale, a déclaré le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson, lors d’une brève déclaration à la presse. Le président a pour charge solennelle de protéger le peuple américain. »

De son côté, la puissante organisation de défense des droits civiques, Aclu, a estimé que le nouveau décret demeure anti-musulmans. « Le seul moyen de remédier à l’interdiction d’entrée des musulmans (sur le territoire) est de ne pas avoir d’interdiction », a écrit dans un communiqué le directeur de l’Aclu chargé des droits des immigrés, Omar Jadwat. Le nouveau texte comporte les mêmes « failles fatales » que celui du 27 janvier.

Indignation et chaos dans les aéroports

La précédente version du décret migratoire prévoyait d’interdire l’entrée aux États-Unis des ressortissants de sept pays à majorité musulmane pendant 90 jours, celle de tous les réfugiés pendant 120 jours, et celle des réfugiés syriens de manière permanente.

Mais son application avait été bloquée le 3 février par un juge de Seattle, après avoir suscité une controverse internationale et un invraisemblable chaos dans les aéroports. Une suspension confirmée six jours plus tard par la cour d’appel de San Francisco.

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