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Niger : cinq gendarmes tués lors d’un raid terroriste dans l’ouest du pays

Par Jeune Afrique avec AFP

Défilé civil et militaire à Dosso, le jour de la fête nationale du Niger, le 18 décembre 2014. © Vincent Fournier/JA

Cinq gendarmes nigériens ont été tués dans la nuit de dimanche à lundi au cours d'une attaque de nature vraisemblablement terroriste dans la région de Tillabéri. Une source sécuritaire avait fait état dans un premier temps d'un bilan de quatre morts.

Des hommes armés non identifiés ont lancé un raid contre « un détachement de la gendarmerie » stationné dans la zone de Wanzarbé, une localité du sud-ouest de la région de Tillabéri, proche du Mali et du Burkina Faso, d’après une source sécuritaire contactée par l’AFP.

Selon un communiqué du ministère nigérien de la Défense lu lundi à la radio d’Etat, « la réponse immédiate » des forces de sécurité « a permis de repousser les assaillants », « le secteur est quadrillé » et « des opérations sont en cours afin de les neutraliser ».

Une zone très dangereuse

La région de Tillabéri avait déjà été le théâtre, en mars 2016, d’une attaque attribuée à Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), qui avait causé la mort de trois gendarmes et d’un militaire nigériens. Écumées par des bandes armées terroristes, les zones proches du Mali et du Burkina Faso sont considérées comme très dangereuses.

Le 3 mars dernier, Niamey a décrété l’état d’urgence dans plusieurs départements de Tillabéri et Tahoua, deux régions voisines du Mali, qui font souvent l’objet d’attaques meurtrières. Attribuées à des groupes jihadistes maliens liés notamment au Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), celles-ci visent le plus souvent des positions de l’armée et des camps de réfugiés.

Au moins 43 soldats nigériens ont péri dans des attaques terroristes entre octobre 2016 et février 2017 dans ces deux régions. Face à la recrudescence de ces attaques, le Niger, le Mali et le Burkina Faso ont décidé en janvier de créer une Force tripartite sur leur frontière commune, « en passe de devenir un sanctuaire de groupes terroristes et de criminels en tout genre ».

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