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Mali : 11 militaires tués dans une attaque attribuée à des jihadistes

Par Jeune Afrique avec AFP

Le groupe jihadiste Ansar Eddine à Tombouctou en 2012. © STR/AP/SIPA

Le ministère malien de la Défense a annoncé ce dimanche la mort de onze militaires maliens, suite à une attaque contre la base militaire de Boulikessi, dans le centre du Mali. Elle est attribuée au groupe Ansarul Islam, mené par Ibrahim Malam Dicko.

L’attaque a été confirmée à l’AFP par un officier de l’armée malienne à Bamako qui a précisé que des renforts avaient été envoyés sur place « pour traquer les responsables et faire le point sur les dégâts ».

« Des hélicoptères de l’opération Barkhane ont atterri à Boulikessi pour nous assister », a par ailleurs indiqué une source militaire malienne à l’agence de presse. Selon celle-ci, « l’attaque aurait été menée par le groupe du jihadiste Ibrahim « Malam » Dicko, qui dirige Ansarul Islam, un mouvement terroriste ».

Ce groupe a revendiqué plusieurs attaques ces derniers mois dans le nord du Burkina. Il serait notamment l’auteur du raid mené le 16 décembre contre l’armée burkinabè, et qui avait fait 12 morts.

Des militaires maliens repliés au Burkina

« Nous venons d’entrer en contact avec la hiérarchie de l’armée du Burkina. Une vingtaine de militaires maliens ont pu se replier au Burkina Faso voisin », a assuré à l’AFP une source militaire malienne.

D’autres sources ont quant à elles fait état « d’une très forte puissance de feu de l’ennemi », qui aurait contraint les militaires maliens à la « débandade ».

Installation des autorités intérimaires à Tombouctou

Les attaques jihadistes ont augmenté dans le centre du Mali alors que par le passé elles étaient concentrées dans le nord du pays.

Cette nouvelle attaque à Boulikessi survient à quelques heures de l’installation des autorités intérimaires à Tombouctou. Selon l’AFP, des groupes armés − des éléments de la CMA (coordination des mouvements de l’Azawad) et de la Plateforme (pro-gouvernement) − auraient pris position à l’entrée et à la sortie de la ville dès ce dimanche.

« Nous avons vraiment peur d’être pris entre deux feux », s’inquiète un habitant auprès de l’agence de presse. Il dit avoir vu « des colonnes de véhicules équipés d’armes lourdes à la sortie de Tombouctou, côté fleuve ».

Interrogé par l’AFP, un fonctionnaire du gouvernorat affirme néanmoins que « la mise en place des autorités intérimaires des régions de Tombouctou et de Taoudeni est bel et bien prévue pour ce lundi ».

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