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Tunisie : le gouvernement intervient après la lapidation d’un des crocodiles du zoo du Belvédère

Par Jeune Afrique

Le parc du Belvédère, à Tunis. © M Dh/Wikimedia Commons

Le ministre des Affaires locales et de l'Environnement, Riadh Mouakher, et le maire de Tunis, Seifallah Lasram, se sont rendus jeudi au parc zoologique du Belvédère, sous le feu des critiques depuis la mort d'un crocodile victime de jets de pierres.

Cette « visite sur le terrain » fut l’occasion de constater l’état général du zoo et d’en tirer les conséquences nécessaires ; à savoir sa « fermeture temporaire après les vacances scolaires » pour travaux de maintenance, indique un communiqué publié le 2 mars par le ministère tunisien des Affaires locales et de l’Environnement.

En plus d' »opérations d’urgence en matière de nettoyage et d’entretien » des lieux, le ministre a annoncé d’autres mesures jugées nécessaires à un meilleur fonctionnement du parc zoologique. Car ce dernier n’en est pas à son premier scandale.

Une meilleure surveillance

Les vendeurs ambulants et l’utilisation de sacs plastiques – causant « la mort de plusieurs animaux »-  dans l’enceinte du zoo devraient ainsi être interdits, et les visites devraient être mieux encadrées, selon les capacités du zoo.

Des gardiens supplémentaires seront également recrutés, affirme le ministre, et travailleront aux côtés de « trois policiers de l’environnement » en charge du contrôle et du suivi des infractions en matière d’atteinte à l’environnement.

Intervenant sur les ondes de Mosaique FM, Samia Sahloul, déléguée d’El Menzah, avait déploré le fait qu’il n’y ait que trois gardiens et sept soigneurs, alors que le zoo aurait besoin de 25 agents supplémentaires pour fonctionner correctement.

Sur les réseaux sociaux, la députée Hager Ben Cheikh Ahmed a annoncé quant à elle la convocation d’une « réunion d’urgence » lundi au siège du gouvernorat de Tunis pour « sauver le Belvédère et le zoo de Tunis. »

Depuis le 1er mars, des clichés du crocodile en sang, près de gros blocs de pierre, ont provoqué l’indignation de nombreux Tunisiens, qui ont appelé à une réaction des autorités et des responsables du zoo.