Boko Haram : le Conseil de sécurité de l’ONU débute au Cameroun une visite dans le bassin du lac Tchad

Les ambassadeurs du Conseil de sécurité, réunis à Paris avant de s'envoler pour le Cameroun le 2 mars. © Compte Twitter de la représentation française à l'ONU.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a entamé le 2 mars une visite dans le bassin du lac Tchad afin "d’apporter son plein soutien aux quatre pays affectés par le terrorisme de Boko Haram". Première étape de ce séjour des quinze ambassadeurs du Conseil : le Cameroun, où la délégation est arrivée jeudi.

C’est la première fois qu’une délégation du Conseil de sécurité se rend en visite dans le bassin du lac Tchad. Les quinze ambassadeurs concernés, sous la direction de la France, du Sénégal et du Royaume-Uni, qui préside le Conseil en mars, ont atterri au Cameroun jeudi 2 mars.

Les quinze ambassadeurs devaient rencontrer le président Paul Biya lors d’une audience collective vendredi 3 mars afin de procéder à une « évaluation des efforts dans la lutte contre Boko Haram« . Ils se rendront ensuite à Maroua, dans l’Extrême-Nord. Les membres de la délégation se rendront par la suite au Tchad, au Nigeria et au Niger, d’ici le 7 mars prochain.

Le Conseil de sécurité entend « encourager les États de la région à renforcer davantage leur coopération militaire, en particulier dans le cadre de la force multinationale mixte contre Boko Haram », explique un communiqué de l’ambassade française aux Nations unies. Il sera également question de « faciliter l’accès à l’aide humanitaire » et de chercher « une approche globale pour traiter les causes profondes du terrorisme ».

Assistance humanitaire et militaire

Cette visite se tient une semaine après la Conférence humanitaire d’Oslo, durant laquelle quatorze pays ont promis de mobiliser 672 millions de dollars (458 millions pour 2017 et 214 millions pour 2018) pour les quatre pays du lac Tchad, touchés par le terrorisme de Boko Haram.

Certains pays du Conseil de sécurité sont également d’ores et déjà présents au niveau militaire dans la zone, notamment au Nigeria, où la France et les États-Unis participent à des missions de renseignement dans la zone du lac en appui des armées camerounaise et nigériane.

Déjà 200 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici