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#AdicomDays2017 : les influenceurs africains à l’honneur à Paris, « Jeune Afrique » primé

De g.à.dr. Kahi Lumumba, initiateur des Adicom Days, et Maame Adjei, l'une des actrices de la célèbre série ghanéenne An African City, le 2 mars 2017 à Paris. © Trésor Kibangula/J.A.

Ils sont venus des quatre coins du continent et se sont donné rendez-vous à Paris, jeudi. Au menu des échanges de cette première édition des Africa Digital Communication Days (Adicom Days 2017) : les tendances du web africain, le brand content innovant et les meilleures pratiques de la communication digitale adaptée à l'Afrique.

« Une grande première ! » lance fièrement Kahi Lumumba, initiateur du projet. « C’est en effet la toute première fois qu’est organisée en France une rencontre de cette envergure sur la communication digitale. Les gens interagissent : c’est vraiment du B to B », se réjouit le CEO de l’agence Totem Expérience, co-organisatrice de l’événement avec HopScotchAfrica.

Le défi était immense, mais Kahi semble l’avoir relevé. Près de 250 acteurs importants du digital et une trentaine d’« influenceurs » africains – dont une quinzaine d’entre eux venus directement du continent – ont en effet répondu présent. Même si beaucoup hésitent à assumer leur statut d’« influenceur ».

Laissez passer les influenceurs africains !

« C’est un concept que j’ai mis du temps à accepter », confirme Cheikh Fall, chef du projet ARCcelerate et webactiviste. Mais aujourd’hui, le père du très célèbre #Sunu2012, largement relayé lors de la présidentielle sénégalaise de février 2012, est bien conscient de l’impact de ses prises de position. Lui qui, en un seul post Facebook, a pu influer sur la décision du président Macky Sall d’interdire l’affichage excessif de son image sur des panneaux publicitaires.

Lors d'un panel des Adicom Days 2017. © Adicom Days / DR

Paola Audrey, fondatrice et consultante senior de l’agence Panelle & Co, a, elle, compris « accidentellement » qu’elle était aussi « influenceuse » « lorsque [ses] posts de blog commençaient à avoir une forte portée ». « C’est une très bonne chose que les échanges lors de cette première édition d’Adicom aient été axés sur la communication digitale. Cela nous a permis d’avoir un retour d’expérience et de bien networker », ajoute l’ancienne blogueuse.

Si l’essentiel des discussions a davantage concerné le « marketing d’influence » en Afrique, certains participants n’ont pas hésité à profiter de la tribune pour faire passer quelques messages. À l’instar de Rebecca Enonchong, du classement 2016 de Jeune Afrique des « 50 personnalités qui feront le Cameroun ». La fondatrice d’AppsTech, une société spécialisée dans les logiciels de gestion d’entreprise, a notamment appelé le public à rejoindre le mouvement #BringBackOurInternet. Car cela fait plus de 40 jours que les internautes protestent contre la coupure du web en zone anglophone du pays.

Jeune Afrique parmi les gagnants

À la fin du networking, Kahi Lumumba a lancé officiellement Tina, la « première plateforme qui connecte les annonceurs du monde entier aux leaders d’opinion et créateurs de contenus africains ». Une annonce suivie par une salve d’applaudissements sur fond de « Kahi président ! ».

Puis a suivi la remise des prix aux initiatives innovantes du web africain. Parmi les lauréats, le site jeuneafrique.com, qui a remporté le prix Dailymotion « média et innovation vidéo ». Mais aussi l’équipe de Papounigang, primée pour la meilleure créativité digitale dans le domaine de l’humour, alors que le projet Visiter l’Afrique a été, lui, sacré dans la catégorie « influenceur voyage ». Côté food (alimentation), le blog Les gourmandises de Karelle a également remporté l’un de ces premiers Adicom Awards.

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