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Agrobusiness en Côte d’Ivoire : le remboursement des souscripteurs lésés reporté à la mi-mars

Plantations d'huile de palme à Irobo. Le 12 juin 2013. Côte d'Ivoire © Nabil ZORKOT pour Jeune Afrique

Les remboursements des souscripteurs lésés de l'agrobusiness, qui auraient dû commencer le 28 février, ont finalement été reportés au 15 mars, a annoncé mercredi le ministre de l'Économie, Adama Koné.

« Étant donné le volume des contrats reçus et l’importance cruciale de disposer de listes fiables, le comité de veille a proposé au gouvernement la date du 15 mars 2017 pour procéder au remboursement du capital initial investi par chaque souscripteur selon les ressources disponibles sur les comptes bancaires des sociétés d’agrobusiness » , fait savoir un communiqué signé d’Adama Koné daté du 1er mars.

Au total, 65 206 contrats de souscription ont été déposés lors de l’enrôlement des souscripteurs en vue du remboursement, précise le communiqué, qui ajoute avoir identifié de nouvelles sociétés d’agrobusiness jusqu’à présent inconnues des autorités.

Remboursement du capital investi 

Mi-février, le gouvernement s’était dit prêt à rembourser ces milliers de souscripteurs lésés sur la base du capital investi et des sommes disponibles sur les comptes des entreprises d’agrobusiness incriminées, accusées d’avoir organisé une vaste escroquerie pour rémunérer les retours sur investissements (RSI) promis aux souscripteurs.

Une enquête diligentée par les autorités avait de fait conclu que ces juteux RSI, compris entre 300 et 1000% au bout de seulement quelques mois, étaient en réalité financés par un système pyramidal. En clair, que l’argent des derniers investisseurs était utilisé pour payer les premiers, selon les conclusions de l’étude. Près de 37 000 personnes auraient souscrit au capital de ces sociétés, selon cette même enquête.

Les associations de souscripteurs assurent pour leur part être bien plus nombreux et récusent les résultats de cette étude. Celle-ci, notamment conduite par le Trésor Public, la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et la Direction de la Police économique et financière (DPEF), estime à près de 66 milliards de francs CFA, soit plus de 100,6 millions d’euros, les sommes investies par ces milliers de petits porteurs.

Les conclusions de l’étude, rendues publiques en conseil des ministres le 25 janvier, notaient par ailleurs que les soldes disponibles sur les comptes bancaires de 28 premières entreprises incriminées s’élevaient à 22,7 milliards de francs CFA (34,7 millions d’euros).

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