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Burkina : Djibrill Bassolé confronté à des problèmes cardiaques persistants

Djibrill Bassolé en Turquie en mai 2013. © Turkish Foreign Ministry, Cengiz Oguz Gumrukcu/AP/SIPA

L'ancien ministre de Blaise Compaoré, inculpé dans l'enquête sur la tentative de coup d’État de septembre 2015, a été brièvement admis lundi à la polyclinique internationale de Ouagadougou en raison d'un nouveau malaise cardiaque.

Les soucis de santé de Djibrill Bassolé semblent persister. Lundi 27 février, l’ex-ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré a été admis pendant quelques heures à la Polyclinique internationale de Ouagadougou après avoir fait un malaise cardiaque ce week-end à la Maison d’arrêt et de correction des armées (Maca), où il est retourné en fin de journée après avoir effectué différents examens.

Suspecté de soutien à la tentative de coup d’État en septembre 2015 et inculpé, entre autres, d’attentat à la sûreté de l’État, Bassolé, 59 ans, avait déjà effectué un premier séjour dans cet établissement fin janvier en raison de problèmes cardiaques. Il y avait été brièvement hospitalisé avant de retourner en détention préventive à la Maca.

Demande de remise en liberté

Selon ses proches, le cardiologue qui l’avait soigné avait ensuite rédigé un rapport médical dans lequel il préconisait des examens supplémentaires, tout en expliquant que son service ne disposait pas du matériel technique nécessaire pour traiter la pathologie de cet ancien fidèle de Blaise Compaoré.

Sur la base de ce document, sa défense a déposé début février une demande de remise en liberté pour urgence médicale au tribunal militaire de Ouagadougou, chargé de l’enquête sur le putsch manqué, afin de permettre à son client d’aller se soigner à l’étranger.

« Vu la gravité de ses problèmes cardiaques, la question est désormais très simple : soit la justice militaire lui permet d’aller se soigner correctement à l’étranger, soit elle prend le risque de le tuer », assène Me Varaut, l’avocat français de Djibrill Bassolé.

Les soutiens de Bassolé montent au créneau

De son côté, la Nouvelle alliance du Faso (Nafa), le parti de Bassolé, a diffusé un communiqué ce lundi pour réclamer sa libération. Dans ce texte, Rasmané Ouédraogo, le président de la Nafa, estime que la vie de Djibrill Bassolé est « en danger » et exige son « évacuation à l’étranger pour des soins médicaux appropriés ».

Depuis son inculpation dans le dossier du putsch manqué, la défense de Djibrill Bassolé a réclamé à plusieurs reprises sa remise en liberté, en dénonçant sur le fond comme sur la forme une procédure à charge contre son client. Toutes ces demandes sont pour l’instant restées lettres mortes. Quant au procès – très attendu – de la tentative de coup d’État de septembre 2015, aucune date n’a pour l’instant été fixée.

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