Égypte : plus de 2 000 personnes aux funérailles du jihadiste Omar Abdel-Rahmane

Par Jeune Afrique avec AFP

Omar Abdel-Rahman en novembre 1993. © SAID ELATAB/AP/SIPA

Plusieurs centaines de personnes ont assisté mercredi en Égypte aux funérailles du "cheikh aveugle" Omar Abdel-Rahmane. Décédé samedi dans une prison américaine, ce dirigeant jihadiste était considéré comme l’inspirateur des premiers attentats contre le World Trade Center à New York en 1993.

Plus de 2 000 personnes se sont pressées aux funérailles du dirigeant jihadiste, dans sa petite ville natale d’El-Gamaleya, dans la province de Daqahleya, au nord-est du Caire. La mosquée où avait lieu la cérémonie était pleine à craquer et les fidèles ont dû prier à l’extérieur du bâtiment, d’après un photographe de l’AFP présent sur place.

Celui que l’on surnommait le « cheikh aveugle », en raison de sa cécité, est décédé samedi de « causes naturelles » à l’âge de 78 ans dans une prison de Caroline du Nord, aux États-Unis. Il avait été condamné en 1995 à la prison à vie pour des complots visant à attaquer des cibles à New York et à assassiner l’ancien président égyptien Hosni Moubarak.

La justice américaine le considérait également comme l’inspirateur de l’attentat contre le World Trade Center à New York en 1993, qui avait fait six morts et un millier de blessés. Avant d’émigrer aux États-Unis, Omar Abdel-Rahman avait dirigé le groupe islamiste radical Gamaa Islamiya en Égypte.

« La plus violente des vengeances »

« J’ai assisté à ses cours, il n’a jamais incité à la violence ou au terrorisme, affirme Aïda Abdel Azim, une quinquagénaire originaire d’El-Gamaleya, qui a assisté aux funérailles. On aurait voulu qu’il vienne en vie, pour embrasser sa tête et ses pieds. » Une ferveur que l’on pouvait lire également sur des bannières portées par des femmes en niqab : « Nous ne t’avons pas rencontré, mais nous sommes tes élèves. »

Dans un communiqué commun publié sur les réseaux sociaux, Al-Qaida dans la péninsule arabique (Aqpa) et Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) ont appelé à « la plus violente des vengeances » contre « ceux qui l’ont opprimé et emprisonné ».

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