Fermer

Centrafrique : les Nations unies obtiennent le départ de Bambari du chef rebelle Ali Ndarass

Par Jeune Afrique avec AFP

Des Casques bleus de la Minusca, à Bangui, en Centrafrique. © Andrew Medichini/AP/SIPA

La Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) a annoncé ce mercredi avoir obtenu le départ de la ville de Bambari d'Ali Ndarass, chef de guerre considéré comme l'un des responsables des affrontements entre deux factions rivales de l'ex-rébellion Séléka.

« Le chef milicien de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), Ali Ndarass, vient de quitter Bambari après avoir signé une déclaration, à la suite des discussions menées par la Minusca », a précisé le porte-parole de la Mission onusienne Vladimir Monteiro, lors de sa conférence de presse hebdomadaire, mercredi 22 février.

« Ali Ndarass a quitté la ville, mais nous maintenons la pression sur lui pour qu’il ne constitue pas un danger pour les populations civiles dans une autre région », a ajouté Vladimir Monteiro, précisant que le chef rebelle avait aussi fait l’objet de pressions de la communauté internationale.

Rivalités entre anciens de la Séléka

Des affrontements meurtriers opposent depuis début février des membres de l’UPC à d’autres du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) de Noureddine Adam, deux des factions issues de l’éclatement de la coalition Séléka, qui avait pris le pouvoir en mars 2013 avant d’être dissoute sept mois plus tard.

« La Minusca est en discussions avec l’UPC et la coalition dirigée par le FPRC, pour éviter la guerre et épargner aux populations civiles des souffrances inutiles », a ajouté le porte-parole mercredi. Le 11 février, un hélicoptère de la Minusca, intervenu pour stopper l’avancée vers Bambari de troupes du FPRC, avait tué le « général » Joseph Zoundéko, considéré comme un des chefs influents du mouvement.

Vendredi 17 février, la Minusca avait par ailleurs annoncé « l’arrivée de forces additionnelles » pour « mieux protéger Bambari et ses habitants » et mis sévèrement en garde : « L’UPC et le FPRC constituent une menace pour les populations civiles de Bambari et se heurteront à la Minusca en cas de violence. »

Couverture

L’actu n’attend pas !


Couverture

Accédez à toute l'actualité africaine où que vous soyez en souscrivant à l'Edition Digitale de Jeune Afrique

Je m'abonne J'achète ce numéro