Côte d’Ivoire : le procès de Simone Gbagbo reporté au 7 mars

Par Jeune Afrique avec AFP

Simone Gbagbo, en juillet 2002. © MARTIAL TREZZINI/AP/SIPA

Le procès de Simone Gbagbo, jugée pour crimes contre l'Humanité, a de nouveau été reporté au mardi 7 mars, à la demande du parquet général.

C’est le juge Kouadjo Boiqui, président de la Cour d’assises, qui a annoncé ce report mardi 21 février, après que les les avocats commis d’office de Simone Gbagbo ont soulevé plusieurs éléments.

Ils ont notamment pointé « l’irrégularité de la constitution de la Cour », un des deux accesseurs du président ayant été remplacé sans « respecter le mode de désignation ». La défense a également affirmé ne pas détenir l’arrêt qui « notifie les raisons de poursuites » de leur cliente, en pointant du doigt le parquet général.

L’accusée, elle, était absente lors de l’audience.

« Vider le contentieux »

« On ne peut pas juger cette affaire au fond sans qu’on ait vidé le contentieux », a martelé le bâtonnier Claude Maintenon. L’accusation a demandé un report, afin d’ « apporter des réponses aux préoccupations des avocats ».

Simone Gbagbo est jugée depuis le 31 mai pour son implication présumée dans des tirs d’obus sur le marché d’Abobo, et pour sa participation à une cellule qui organisait des attaques menées par des milices et des membres des forces armées proches du régime.

Simone Gbagbo purge déjà une première peine de 20 ans de prison pour « atteinte à la sûreté de l’État », prononcée en 2015.

Déjà 200 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici