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Maroc : les écoles Gülen ferment définitivement leurs portes

Fethullah Gülen en juillet 2016 durant une interview. © Chris Post/AP/SIPA

Après des pourparlers éprouvants avec les autorités marocaines, les élèves des écoles du réseau turc Gülen ont été réinscrits dans d'autres établissements scolaires.

Les élèves des établissements scolaires El Fatih, affiliés au prédicateur turc Fethullah Gülen, ont été scolarisés dans d’autres écoles privées et publiques. C’est ce qu’a annoncé un communiqué du Ministère de l’Éducation nationale marocain, ce mardi 21 février. Il précise que les établissements en question sont, par conséquent, définitivement fermés.

Après des réunions marathoniennes, avec leur lot de tensions, parents d’élèves et ministère de l’Intérieur ont ainsi pu trouver une solution. « C’est vraiment du colmatage par rapport au standing de notre ancienne école. Mais c’est mieux que rien ! », estime Bahia Ryad, membre du comité de parents d’élèves du groupe scolaire El Fatih, situé dans le quartier Lissasfa, à Casablanca.

Sept écoles fermées

Le 5 janvier, le ministère de l’Intérieur a sommé les écoles de l’ennemi juré du président turc, Recep Tayyip Erdogan, de fermer leurs portes en pleine année scolaire. Il leur a fixé un délai d’un mois, qui a expiré le 5 février.

Mais depuis l’annonce de cette décision, sit-in et marches de protestation des parents d’élèves se sont multipliés devant les sept écoles de ce groupe scolaire réparties entre Casablanca, Fès, Tétouan, Tanger et El Jadida. Près de 2800 élèves étaient concernés par cette décision brutale.

« Leur nombre est actuellement beaucoup moins important. De peur que leurs enfants ne fassent une année blanche, une grande partie des parents se sont précipités pour les placer dans d’autres écoles, sans attendre l’issue des pourparlers avec les autorités marocaines », explique un parent d’élève.

Les élèves réaffectés

De toutes les écoles affiliées au réseau turc, c’est l’école du quartier Lissasfa de Casablanca qui posait le plus de problèmes en terme de réinsertion de ses élèves. Et pour cause : elle pratique un système d’enseignement anglophone qui n’existe nulle part ailleurs à Casablanca.

Mais parents d’élèves et autorités de la ville ont semble-t-il trouvé un accord. Les enfants de la maternelle et du primaire ont été placés dans une école bilingue, qui dispense un enseignement conforme au programme français mais avec « un anglais renforcé ».

Les élèves du collège ont rejoint, eux, un établissement privé bilingue, sans aucune option anglaise. Les parents qui veulent que leurs enfants gardent leur niveau en anglais devront donc leur payer des cours de soutien. Quant aux élèves du lycée, c’est l’option publique qui a été retenue. Ils ont été affectés au sein de l’établissement Moulay Abdellah à Casablanca.

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