Afrique du Sud : 2 ex-dirigeants d’extrême droite condamnés pour avoir projeté d’assassiner Zuma

Par Jeune Afrique

Jacob Zuma, le 16 décembre 2012 à Bloemfontein, en Afrique du Sud. © AFP

Accusés de préparer des attentats contre le président sud-africain, Jacob Zuma, et son adjoint, Kgalema Motlanthe, deux ex-dirigeants du Parti fédéral de la liberté (FVP), formation politique de l'extrême droite blanche, ont été condamnés jeudi à huit ans de prison.

La justice sud-africaine a reconnu Johan Prinsloo, ex-responsable du Parti fédéral de la liberté (FVP, formation qui milite pour une Afrique du Sud fédérale avec des régions autonomes pour les Blancs), coupable de "haute trahison et recel de munition" et l’a condamné, le 6 novembre, à huit ans de prison. Même peine pour son co-accusé, Mark Trollip, un autre ancien dirigeant du FVP, qui avait plaidé coupable de conspiration.

Deux suspects échappent à la condamnation

Un troisième accusé a été reconnu mentalement inapte à subir son procès et les charges contre lui ont été abandonnées.

Les charges retenues contre le quatrième suspect et ex-président du FLV, Hein Boonzaaier, ont été également abandonnées faute de preuves, selon Nathi Mncube, porte-parole du parquet national sud-africain.

Toutes ces personnes avaient été arrêtées en décembre 2012, la police les suspectant de préparer des attentats contre le président Zuma, son adjoint Kgalema Motlanthe, des ministres et des responsables du Congrès national africain (ANC), le parti au pouvoir.

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(Avec AFP)