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États-Unis : les immigrés africains s’exilent au Canada à cause du décret Trump sur l’immigration

Par Jeune Afrique avec AFP

Au début du mois de février, les migrants ont dû affronter les températures polaires en franchissant la frontière entre les États-Unis et le Canada. © André Chivinski/CC/Flickr

Au moins 22 migrants, fuyant les États-Unis, ont franchi clandestinement pendant le week-end la frontière qui sépare États-Unis et Canada, dans la province du Manitoba (centre), pour y demander l'asile.

Arrivés à pied près de la localité d’Emerson, à 120 km au sud de Winnipeg, les migrants ont été pris en charge par la police et les services de l’immigration pour effectuer leurs demandes d’asile au Canada, selon les déclarations de Greg Janzen, responsable de la municipalité d’Emerson, à l’AFP. La plupart sont originaires de pays africains, a-t-il précisé.

Selon ses décomptes, huit autres demandeurs d’asile étaient arrivés vendredi 17 février, soulignant que les arrivées étaient plus nombreuses le week-end.

Depuis l’arrivée au pouvoir du président Donald Trump et la signature du décret controversé sur l’immigration, plusieurs dizaines de migrants ont passé la frontière canadienne près de la localité d’Emerson.

L’effet Donald Trump

En vertu d’un accord canado-américain, les demandeurs d’asile venant des États-Unis sont généralement refoulés aux postes-frontières du Canada. Mais cela ne s’applique pas à ceux qui franchissent illégalement la frontière en d’autres points.

Les migrants ayant passé la frontière début février ont dû affronter des conditions difficiles avec des températures polaires. Deux d’entre eux ont eu les mains gelées et ont dû être amputés de plusieurs doigts. Mais les températures étaient beaucoup plus clémentes ce week-end du 18 et 19 février.

Les arrivées de migrants, le plus souvent en situation irrégulière aux États-Unis, sont en nette augmentation dans la province du Manitoba. Selon les autorités locales, 99 personnes y ont passé la frontière depuis le début de l’année pour demander l’asile. La tendance inquiète les responsables municipaux d’Emerson, qui ont appelé les autorités fédérales et provinciales à augmenter les ressources sur place pour faire face à la situation.

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