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Mali : les autorités intérimaires installées dans le Nord à partir du 18 février

Par Jeune Afrique avec AFP

Un Casque bleu à Kidal, le 28 juillet 2013. © Rebecca Blackwell/AP/SIPA

Les présidents des autorités intérimaires du nord du Mali, prévues par l'accord de paix de 2015, ont été désignés. Leur installation débutera ce samedi à Kidal, selon le ministère malien de l'Administration territoriale.

« Sur proposition du gouvernement malien, Hassan Ag Fagaga, de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, ex-rébellion à dominante touareg), a été nommé président des autorités intérimaires dans la région de Kidal », précise un communiqué du ministère de l’Administration territoriale diffusé ce jeudi 16 février.

Hassan Ag Fagaga, colonel et ex-déserteur de l’armée régulière, sera ainsi installé samedi 18 février par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Mohamed Ag Erlaf.

À Gao, Djibrila Maïga, de la coalition des groupes armés pro-gouvernementaux, a été désigné président, tandis que Boubacar Ould Hamadi, de la CMA, a été choisi pour Tombouctou.

Dans les régions administratives récemment créés de Ménaka (nord-est) et de Taoudénit, ce sont respectivement Abdoul Wahab Ag Ahmed Mohamed, du Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA, issu d’une scission d’un groupe de la CMA) et Hamoudi Sidi Ahmed Aggada, qui doivent en prendre les rênes.

Objectif  : préparer l’élection des assemblées

La nomination de ce dernier, homme d’affaires résidant à Bamako, a néanmoins été contestée par la branche du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) au sein de l’ex-rébellion, ainsi que par des associations et chefs de tribus de la région de Tombouctou. « Le MAA rejette catégoriquement toute tentative d’imposer un président au collège transitoire » de la région de Taoudénit, proteste même le groupe dans un communiqué relayé par l’AFP.

En vertu de l’accord de paix signé en mai-juin 2015, les autorités intérimaires devront gérer ces cinq régions, en attendant l’élection par la population d’assemblées. Leur mission sera notamment de préparer ces élections, et de favoriser le retour des déplacés.

La calendrier adopté le 10 février, prévoyant la mise en place des autorités intérimaires « du 13 au 20 février » et le lancement des patrouilles mixtes à partir du 20 février, sera respecté, a-t-on assuré au ministère. Ces patrouilles mixtes entre militaires maliens, combattants des groupes pro-gouvernementaux et de la CMA, sont censées préfigurer la refonte d’une armée malienne unitaire.