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L’Algérie à l’honneur du salon Maghreb des Livres à Paris

Lors du salon Maghreb des Livres, à Paris, en 2016. © DR.

La 23e édition du Maghreb des Livres ouvre ses portes à l’Hôtel de ville de Paris, ce samedi 18 février, avec pas moins de 2 500 nouveaux ouvrages présentés. Cette année, c’est l’Algérie qui est à l’honneur.

Les événements prévus sur ce salon organisé par l’association Coup de soleil sont largement influencés par l’actualité. « Les élections présidentielles à venir et les violences au Moyen-Orient, qui ont des répercussions tant en France qu’en Afrique du Nord, sont des sujets présents cette années », confirme Georges Morin, président de Coup de Soleil.

Pour parler de ces sujets, des tables-rondes sont organisées avec de grands noms, comme le chercheur algérien Kader Abderrahim, ou le duo d’intellectuels égyptiens Mahmoud Hussein.

Magyd Cherfi, Olfa Youssef et Rachid Benzine

Des discussions plus légères sont également au programme du salon. Ainsi, celle sur la bande-dessinée en Algérie, en présence de l’historien Benjamin Stora et de l’illustrateur Racim Benyahia. Un thème dont on imagine qu’il est cher à Georges Morin : le logo historique du Maghreb des Livres n’est il pas l’oeuvre du fameux bédéiste Slim ?

Les lecteurs peuvent aussi rencontrer de nombreux auteurs en parallèle des tables-rondes et autres débats, parmi lesquels Magyd Cherfi, charismatique leader du groupe de musique Zebda et auteur de Ma part de Gaulois (Actes Sud, 2016), Olfa Youssef, universitaire tunisienne, auteur de Sept controverses en Islam : parlons-en (Elyzad, 2016), ou encore l’islamologue marocain Rachid Benzine qui publiait fin 2016 un livre sur la violence religieuse, Nour, pourquoi n’ai-je rien vu venir ? (Seuil).

Le salon est enfin l’occasion de rendre hommage à deux noms majeurs de la vie intellectuelle maghrébine contemporaine, récemment disparus : Malek Chebel et Fatima Mernissi. Le premier, décédé en novembre 2016 était un anthropologue de l’islam algérien, vulgarisateur populaire. La seconde, sociologue marocaine, morte en novembre 2015, fut l’une des premières à opérer une relecture des textes religieux musulmans avec un prisme féminin et féministe assumé.

Déjà 150 000 inscrits


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