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Une « journée sans immigrés » à Washington

par

Damien Glez est dessinateur-éditorialiste franco-burkinabè

La "journée sans immigrés" de ce jeudi 16 février vise à protester contre les propos et mesures prises par Donald Trump ces dernières semaines à l'encontre des immigrés résidant ou désireux de se rendre sur le sol américain. © Damien Glez

Donald Trump va-t-il jeûner ce jeudi ? L’opération « journée sans immigrés » touche particulièrement le secteur de la restauration à Washington.

Le mandat à peine entamé de Donald Trump n’est pas un long fleuve tranquille. Les observateurs ont tout à la fois du mal à réaliser qu’il est président et la sensation qu’il est à la Maison-Blanche depuis une année entière, tant il sature l’actualité de ses décisions politiques boiteuses.

Comme prévu, l’immigration est l’un des sujets phare de son reality-show présidentiel. Par des murs physiques ou administratifs – notamment son décret réduisant l’accès des États-Unis aux ressortissants irakiens, iraniens, libyens, somaliens, soudanais, syriens et yéménites –, le locataire du bureau ovale entend rétrécir le chemin sur lequel circulent les nouveaux immigrés légaux ou clandestins.

Si Trump n’a manifestement pas conscience des apports démographique et économique de cette population à son cher pays, il le réalisera peut-être à l’issue de ce jeudi 16 février.

Les défenseurs des droits des migrants tentent une sorte de simulation. Dans le cadre d’une « journée sans immigrés », un mot d’ordre invite les immigrés à ne pas se rendre au travail, de Boston à Philadelphie, en passant par Houston, Chicago et New York.

Une affichette virale infuse son slogan sur les réseaux sociaux : « Sans-papiers, résidents, citoyens, immigrés du monde entier. Unissons-nous ». Le tract apostrophe directement Donald Trump : « Monsieur le président, sans nous et sans notre soutien, ce pays est paralysé ».

Le secteur de la restauration, et tout particulièrement dans la capitale administrative, Washington, confirment cette affirmation. Dans les restaurants de DC, un grand nombre d’employés n’aurait pas de papiers. En décidant de mettre en veille cinq de ses établissements, le chef américano-espagnol José Andrés en profite pour alimenter un petit contentieux personnel.

Après les sorties du milliardaire sur les immigrés mexicains, pendant la campagne électorale, le fameux cuisinier avait renoncé à ouvrir un restaurant dans le Trump Hotel de Washington. Le milliardaire lui réclame plusieurs millions de dollars de dommages…

On sert quoi, ce jeudi, à la cantine de la Maison-Blanche ?

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