Gambie : la présence des troupes de la Cedeao prolongée d’au moins trois mois

Par Jeune Afrique avec AFP

Les troupes sénégalaises de la Cedeao entrent dans Banjul, dimanche 22 janvier 2017. © Sylvain Cherkaoui pour Jeune Afrique

La mission militaire déployée en Gambie par la Cedeao pour renforcer la sécurité du régime du nouveau président Adama Barrow a été prolongée de trois mois.

Ce nouveau mandat est « renouvelable », a indiqué la présidence dans un communiqué publié mercredi 8 février. La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) avait lancé le 19 janvier une opération militaire, formée officiellement de cinq pays membres de cette organisation régionale.

Cette reconduction du mandat de la mission intervient après que le commandant sénégalais de cette force de la Cedeao en Gambie, le général François Ndiaye, a annoncé une « réduction progressive » à partir de fin janvier des troupes ouest-africaines, composées de 4 000 hommes au summum de la crise.

Réforme de l’Agence nationale du renseignement

Le communiqué de la présidence gambienne a également précisé que l’Agence nationale du renseignement (NIA), accusée par les défenseurs des droits humains d’avoir commis des exactions sous le régime de Yahya Jammeh, serait réformée et rebaptisée.

Ses missions vont désormais se limiter « à rassembler des renseignements et à leur analyse, et à conseiller les services du gouvernement responsables de la sécurité intérieure et extérieure ».

Sous le régime de Jammeh, la NIA « ne s’est pas limitée à son mandat mais en a abusé et a instillé la peur parmi les citoyens », a estimé la présidence gambienne dans ce communiqué.

Selon ces défenseurs des droits de l’homme, l’agence est responsable d’exécutions extrajudiciaires, de tortures et de détentions arbitraires.