Sécurité

Allemagne : extradition d’un Tunisien en relation avec Anis Amri, l’auteur de l’attentat de Berlin

Le Tunisien Anis Amri, suspecté d'être l'auteur de l'attentat de Berlin le 19 décembre 2016. © AP/SIPA

Un ressortissant tunisien en relation avec l'auteur présumé de l'attentat de Berlin, le 19 décembre, a été extradé mercredi vers son pays par l'Allemagne, a indiqué jeudi le Parquet tunisien.

L’identité de l’individu n’est pas connue. Selon le porte-parole du Parquet tunisien, Sofiène Sliti, ce ressortissant « n’est pas impliqué dans l’attaque de Berlin » mais « le pôle judiciaire antiterroriste a décidé de le mettre en détention provisoire et de le poursuivre pour appartenance à un groupe terroriste », a-t-il ajouté.

L’individu est accusé d’avoir voulu rejoindre les rangs de groupes jihadistes en Syrie. Peu après l’attentat du marché de noël de Berlin qui a fait 12 morts et plusieurs dizaines de blessés, les autorités tunisiennes avaient interpellé quatre suspects avant de conclure qu’ils n’avaient « aucun lien » avec l’attaque. Anis Amri, l’auteur présumé, avait fait allégeance au groupe État islamique (EI) selon une vidéo diffusée par l’agence de propagande du groupe terroriste. Quatre jours après l’attentat, il a été tué lors d’un contrôle policier de routine à Milan.

Tensions entre l’Allemagne et la Tunisie

L’enquête a toutefois été houleuse puisque la Tunisie n’avait pas donné suite durant des mois à une demande de l’Allemagne de le renvoyer dans son pays. Berlin souhaite depuis accélérer l’expulsion des ressortissants des pays du Maghreb déboutés de leur demande d’asile.

Dans ce contexte, l’Allemagne a annoncé mercredi avoir arrêté un Tunisien qui aurait fondé une cellule du groupe EI dans le but de commettre un attentat. Elle a précisé qu’il était aussi recherché dans son pays pour son implication présumée dans des attaques meurtrières.

Selon le parquet allemand, la Tunisie n’avait pas donné suite à une demande de l’Allemagne de le renvoyer dans son pays.

Le président Béji Caïd Essebsi a répondu aux critiques le 12 janvier, assurant que la Tunisie comptait « assumer ses responsabilités » sur la question des accords bilatéraux que la Tunisie a avec certains pays « y compris l’Allemagne ».

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