Les chefs d’État de l’Union africaine acceptent la demande d’adhésion du Maroc

Par , et - envoyés spéciaux à Addis Abeba

Le roi Mohammed VI à Ouarzazate le 4 février 2016. © Abdeljalil Bounhar/AP/SIPA

Les chefs d'État de l'UA réunis à Addis-Abeba ce lundi ont admis le royaume du Maroc au sein de la grande famille africaine. Chronologie d'une réintégration programmée.

Outre l’élection du nouveau président de la Commission de l’Union africaine, c’était l’événement le plus attendu de ce 28e sommet des chefs d’État de l’organisation : lundi 30 janvier, quatre mois après qu’elle a été déposée, la demande d’adhésion du Maroc a été officiellement acceptée.

Le royaume chérifien est ainsi admis après un long travail diplomatique à travers tout le continent, qui a suscité quelques tergiversations.

Lors du huis-clos des chefs d’État, tous les pays ont exprimé leur position. Si 39 ont répondu positivement, une dizaine a exprimé des réserves. Le nouveau président en exercice de l’UA, Alpha Condé, a ensuite déclaré que la majorité devait triompher.

« Pour une Afrique forte sur la scène internationale »

« La conférence des chefs d’État a tranché. Nous nous félicitons de ce retour qui permettra, avec le Maroc, de continuer encore plus loin pour une Afrique unie pour une Afrique forte sur la scène internationale », a réagi Ibrahim Abani, secrétaire général de la Communauté des États sahelo-sahariens (Cen-Sad)

La république sahraouie souhaite la bienvenue au Maroc.

Mohamed Salem Ould Salek, ministre sahraoui des Affaires étrangères, a de son côté évoqué un « débat démocratique ». « Dès lors que le Maroc n’a pas posé de conditions ni fait de réserves sur l’acte constitutif, notamment les articles 3 et 4 qui reconnaissent les frontières issues de la colonisation, on le prend au mot. La république sahraouie souhaite la bienvenue au Maroc. Tous les États, y compris les amis du Maroc ont déclaré qu’ils travailleront pour que la RASD et le Maroc résolvent le problème », a-t-il notamment déclaré.