Ghana : un ministre du président Nana Akufo-Addo menacé d’une enquête pour corruption

Par Jeune Afrique avec AFP

Le nouveau président Nana Akufo-Addo, ici lors de la cérémonie d'investiture, a fait de la lutte contre la corruption une de ses priorités. © AP/SIPA

Des députés ghanéens ont réclamé lundi l'ouverture d'une enquête sur des allégations de tentative de corruption visant un ministre du nouveau gouvernement du président Nana Akufo-Addo.

Le ministre de l’Énergie Boakye Agyarko est soupçonné d’avoir tenté de soudoyer certains membres de l’opposition siégeant au comité parlementaire d’examen des candidatures. Il aurait offert à chacun 3 000 cedi (658 euros) pour approuver sa nomination au gouvernement.

La polémique a éclaté vendredi, suite aux accusations d’un député du Congrès National Démocratique (CND, parti de l’ancien président John Dramani Mahama) siégeant au comité.

Fin de non-recevoir du Parlement

Le Parlement a aussitôt réagi pour les qualifier de « frivoles et vexatoires », affirmant qu’elles « devaient être écartées ». Mais trois autres députés membres du comité ont écrit lundi au Parlement pour réclamer une enquête interne « sur la véracité des allégations (…) de tentative de corruption ».

Nana Akufo-Addo, entré en fonction début janvier après avoir battu le président sortant John Dramani Mahama lors de l’élection présidentielle de décembre, a fait de la lutte contre la corruption une de ses promesses de campagne.

Le nouveau président s’est notamment engagé à nommer un procureur indépendant pour enquêter spécifiquement sur les allégations de corruption et éviter l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques.