Canada : six morts dans un attentat à la mosquée de Québec

Par Jeune Afrique avec AFP

La police quadrille la zone, après l'attentat survenu dans la mosquée de Québec le dimanche 29 janvier 2017. © Francis Vachon/AP/SIPA

Deux hommes ont fait feu dimanche soir sur des fidèles à la fin de la prière à la mosquée de Québec. Six morts et huit blessés sont à déplorer, selon le dernier bilan de la police. Le Premier ministre Justin Trudeau a qualifié la fusillade "d’acte terroriste".

Vers 19h30 dimanche (00h30 GMT lundi), deux individus cagoulés ont pénétré dans le Centre culturel islamique de Québec , dans le sud-est du Canada. Ils ont ouvert le feu, puis se sont enfuis. Arrivée rapidement sur les lieux, la police a interpellé l’un des deux suspects.

D’après le journal québécois Le Soleil, son complice aurait pour sa part contacté lui-même les forces de l’ordre, en menaçant de se suicider. Le jeune homme âgé de 27 ans, muni d’au moins une kalachnikov, se serait finalement rendu à la police aux abords du pont de l’île d’Orléans.

Lors d’un point presse organisé dans la nuit, Christine Coulombe, porte-parole de la sûreté du Québec, a annoncé le décès de « six personnes âgées de 35 à 70 ans ». « Huit personnes ont été blessées » lors de cette attaque traitée par la police comme un « acte terroriste », selon elle.

« Violence insensée »

« Nous condamnons cet attentat terroriste dirigé contre des musulmans se trouvant dans un lieu de culte et de refuge », a déclaré le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, dans un communiqué. Alors que l’enquête se poursuit et que « les détails continuent d’être confirmés, il est déchirant de voir qu’un tel geste de violence insensée ait été commis », a-t-il ajouté.

« À la suite de cet acte terroriste, j’ai demandé à l’Assemblée nationale de mettre en berne notre drapeau du Québec », a indiqué sur son compte Twitter le chef du gouvernement de la province francophone canadienne, Philippe Couillard.

De son côté, le président français François Hollande a dénoncé dans un communiqué « avec la plus grande fermeté cet odieux attentat”, affirmant que « c’est l’esprit de paix et d’ouverture des Québécois que les terroristes ont voulu atteindre ».