Burundi : début d’application de la grâce présidentielle en faveur de près de 2 500 prisonniers

Pierre Nkurunziza, le président burundais, le 17 mai 2015 à Bujumbura. © Jerome Delay/AP/SIPA

Lors de son message de vœux du 31 décembre 2016, Pierre Nkurunziza, président du Burundi, avait annoncé une mesure de grâce en faveur de près de 2 500 prisonniers. Lundi, quelque 568 d'entre eux, détenus jusqu'ici à la prison centrale de Mpimba, ont été libérés.

Il s’agirait d’un « cadeau » de Pierre Nkurunziza, selon Aimée-Laurentine Kanyana, la garde des Sceaux burundaise. À l’en croire, des personnes graciées seraient, pour la plupart, des auteurs des « destructions tant humaines que matérielles causées lors de l’insurrection ». Allusion faite aux mouvements de contestation qui ont secoué le pays lorsque le président burundais avait annoncé son intention de briguer un troisième mandat en 2015.

Dans le lot de 568 premiers détenus bénéficiaires de cette mesure de grâce, on trouve plusieurs militants de l’opposition dont les membres du Mouvement pour la solidarité et la démocratie (MSD), arrêtés début mars à Bujumbura lors de heurts avec les forces de l’ordre.

Au ministère de la Justice, on insiste cependant sur la « nécessité de désengorger » les lieux de détention du pays pour justifier la grâce présidentielle annoncée fin 2016 en faveur de près de 2 500 personnes. Mais pour l’instant, seuls des détenus graciés de la prison centrale de Mpimba, dans le sud de la capitale Bujumbura, ont été libérés.

L’Union africaine salue

Sur son compte Twitter, l’Algérien Smaïl Chergui, le commissaire à la paix et à la sécurité de l’UA, a salué lundi la décision prise par les autorités burundaises.

 

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