FMI : début de tournée africaine pour Christine Lagarde

Par Jeune Afrique

Christine Lagarde à Davos au Forum économique mondial le 20 janvier 2017. © Michel Euler/AP/SIPA

La Française Christine Lagarde, patronne du Fonds monétaire international (FMI), se rendra en Centrafrique, en Ouganda et à l'Île Maurice d'ici au 1er février dans le cadre d'une tournée africaine.

Un mois après être intervenue au sommet extraordinaire des chefs d’État de la Communauté économique et monétaire des États d’Afrique centrale (Cemac), à Yaoundé au Cameroun, la directrice générale du FMI débute ce mardi 24 janvier une tournée d’une semaine en Afrique.

Elle se rendra en Centrafrique, puis en Ouganda et à l’Île Maurice d’où elle repartira le mercredi 1er février. Plusieurs rencontres avec des responsables gouvernementaux de chacun de ces pays sont au programme, sans que le détail n’ait été communiqué par le FMI.

Accompagnement économique 

Sa visite intervient alors les chefs d’État du Cameroun, du Tchad, du Congo-Brazzaville, du Gabon, de la Guinée équatoriale et de la Centrafrique, ont convenu « d’ouvrir et de conclure à brève échéance, des négociations bilatérales avec le FMI », ouvrant la voie à un accompagnement économique du fonds malgré les mauvais souvenirs laissés par les programmes des années 1980 et 1990.

Un déplacement qui intervient a fortiori au lendemain d’une micro-polémique sur l’option de dévaluation du franc CFA d’Afrique centrale que Christine Lagarde et le ministre français de l’Économie Michel Sapin auraient proposé à Yaoundé en décembre. La Française s’en est ensuite vigoureusement défendue dans les colonnes de JA fin décembre.

En Centrafrique, une mission du FMI s’était achevée en mai 2016 et avait abouti à la conclusion d’un accord avec Bangui pour le renforcement de la coopération financière de l’institution de Bretton Woods. Un prêt d’environ 68 milliards de F CFA sur trois ans avait alors été décidé.

Quelque 21 pays d’Afrique subsaharienne ont un programme avec le FMI, dont 17 bénéficient d’appuis financiers en mai 2016, selon des chiffres indiqués à Jeune Afrique par Céline Allard, chef de la division des études régionales au département Afrique du FMI.