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Mali : l’attentat-suicide contre la base militaire de Gao a fait au moins 77 morts

Par Jeune Afrique

Un camion militaire approche de l'entrée d'un hôpital où les blessés de l'attentat contre la base de Gao ont été transportés, le 18 janvier 2017. © Yacouba Cisse/AP/SIPA

Aussi violent que meurtrier, l'attentat-suicide perpétré contre un camp militaire mercredi a causé la mort de 77 personnes, a déclaré le porte-parole de l'état-major des armées françaises jeudi.

Cette attaque, revendiquée par Al-Mourabitoune, un groupe terroriste lié à Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), a également fait près de 115 blessés, a précisé le président malien Ibrahim Boubacar Keïta lors d’une allocution télévisée. Elle visait un camp militaire du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC). Les blessés, eux, ont été redirigés vers le centre médical militaire français, où les premiers soins leur sont prodigués.

Selon l’AFP, ce camp militaire abritait des combattants appartenant à la la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, ex-rébellion à dominante touareg) ou à la Plateforme (coalition pro-gouvernementale) qui se préparaient  pour les patrouilles mixtes prévues par l’accord de paix baptisé « Accord d’Alger » signé en juin 2015 entre Bamako et ces différents groupes armés. Selon la mission de l’ONU au Mali (Minusma), 600 combattants se trouvaient dans le camp.

118 attaques jihadistes au Mali en 2016

Le porte-parole de l’état-major a également dressé le bilan d’une année 2016 émaillée par les attaques jihadistes au Mali, puisqu’à sa connaissance les groupes armés ont mené 118 attaques contre l’armée malienne, la force de paix de l’Onu (Minusma) et la force française Barkhane.

« La pression que les groupes terroristes tâchent de mettre sur les forces armées maliennes, sur la Minusma et sur Barkhane n’a rien de comparable avec la pression que Barkhane met sur les groupes terroristes », a toutefois souligné le colonel Steiger. La force française a mené 125 opérations en 2016 sur les cinq pays du Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Tchad, Burkina Faso) dans lesquels elle opère, seule ou en partenariat avec des forces locales, a-t-il rappelé.

La Minusma, la mission onusienne la plus touchée en 2016

Les groupes jihadistes qui avaient pris le contrôle du nord du Mali en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire internationale, qui se poursuit actuellement. Mais en l’absence de solution politique à la crise malienne et de réponses concrètes à la pauvreté dans la région, la force contre-terroriste Barkhane et la Minusma peinent à enrayer les violences.

La Mission de l’Onu au Mali, forte de 11 000 hommes, a ainsi subi en 2016 les pertes les plus lourdes des forces onusiennes en activité.

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