Le milliardaire égyptien Naguib Sawiris à la manœuvre pour créer un géant de l’or africain

Par Jeune Afrique

Dans les locaux d'Endeavour-La Mancha, à Paris, le 23 mars 2016. © ANTONIN BORGEAUD POUR J.A.

Certains de ses proches ont confirmé ce mardi au Financial Times la volonté de Naguib Sawiris d'aboutir à une fusion entre la société aurifère canadienne Endeavour dont le magnat égyptien est propriétaire à 30% et sa consœur Acacia Mining.

L’héritier de l’Égyptien Onsi Sawiris, fondateur du groupe immobilier et cimentier Orascom, entend pour ce faire rapprocher le canadien Endeavour Mining Corp, présent dans quatre pays d’Afrique de l’Ouest (Côte d’Ivoire, Burkina, Ghana et Mali), et Acacia Mining, active en Tanzanie.

Cités par le quotidien économique The Financial Times, plusieurs sources indiquent que le milliardaire égyptien est à la manœuvre pour ainsi faire naître un groupe aurifère panafricain à même de concurrencer le britannique Randgold qui prévoyait en novembre de boucler l’année 2016 sur une production de 1,25 à 1,3 million d’onces de métal jaune sorties de ses mines au Mali, en République démocratique du Congo, en Côte d’Ivoire et au Sénégal.

Objectif :  produire un million d’onces par an

Si la fusion Endeavour – Acacia Mining intervenait, Endeavour ayant confirmé par communiqué vendredi 13 janvier « des discussions préliminaires informelles », elle créerait un acteur unique dotée d’une production d’or africain proche d’un million d’onces annuelles. Acacia a produit 468 000 onces d’or en 2015, alors qu’Endeavour comptabilisait 516 000 onces sur la même période.

C’est sur les conseils de l’ex-directeur de la branche minière d’Areva, le Français Sébastien de Montessus, que Naguib Sawiris a racheté en 2012 la Mancha, société aurifère cotée à Toronto, alors présente en Côte d’Ivoire, au Soudan et en Australie.

La Mancha est devenu le premier actionnaire de la société aurifère canadienne Endeavour en 2015, dont le Français, un ancien de la banque d’investissement Morgan Stanley, a pris la tête.