Côte d’Ivoire : les mutins reçoivent un premier versement d’argent

Par Jeune Afrique avec AFP

Militaires ivoiriens dans les rues de Bouaké, le 6 janvier 2017. © Haby Niakaté pour JA

Une partie des militaires à l'origine de la mutinerie de début janvier a reçu comme promis vendredi 13 janvier une partie des primes réclamées, a-t-on appris ce lundi. D'autres virements devraient suivre.

« Ils ont été virés [ont reçu des virements, ndlr ] dans certaines banques » a affirmé à l’AFP un officier supérieur de l’armée ivoirienne. Ce premier virement est de 5 millions de francs CFA (7 500 euros). D’autres versements devraient suivre d’ici la fin de l’année, puisque selon cette même source, un total de 12 millions de francs CFA (18 000 euros) aurait finalement été promis à chacun.

« Chaque soldat a reçu 5 millions sur son compte »

Quelque 8 500 anciens rebelles intégrés dans l’armée sont concernés par la mesure, a confirmé la même source à l’AFP. Une grande partie d’entre eux se son ensuite regroupés devant les banques pour effectuer le retrait lundi 16 janvier, mais celles-ci avaient déjà fermé leurs portes.

Selon plusieurs autres soldats mutins regroupés devant la Banque de l’habitat de Côte d’Ivoire (BHCI), « chaque soldat a reçu une somme de 5 millions (de francs CFA) sur son compte ».

Les fonctionnaires mécontents

Gouvernement et mutins avaient trouvé un accord dans la nuit de vendredi à samedi pour mettre fin à la grogne dans l’armée, qui compte 22 000 hommes. Début janvier, ce mouvement de colère avait provoqué une mutinerie à Bouaké, qui s’était ensuite étendue à Abidjan, Korhogo, Daloa et Daoukro, le fief de l’ancien président Henri Konan Bédié.

Les mutins ont obtenu une promesse de paiement d’une prime de 12 millions de francs CFA (18 000 euros). Si le gouvernement n’a pas communiqué sur le sujet − il était à l’origine question d’une somme de 5 millions de F CFA −, il s’agit néanmoins là d’une somme élevée, qui mécontente beaucoup de leurs compatriotes. En particulier les fonctionnaires, qui entament cette semaine une nouvelle semaine de grève sur fonds de revendications sociales et salariales. Leurs demandes n’ont pour l’heure pas été entendues.