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Libye : le maréchal Haftar reprend peu à peu le contrôle de Benghazi

Par Jeune Afrique avec AFP

Un combattant civil tient un drapeau libyen devant les bâtiments détruits de Benghazi, le 23 février 2016. © Mohammed el-Shaiky/AP/SIPA

Après plusieurs jours de combats, les forces du maréchal Haftar ont repris possession d'un quartier de Benghazi lundi , et contrôlent désormais une bonne partie de la ville.

La Libye n’en finit plus de s’enfoncer dans la guerre civile. Après la lutte pour le contrôle des installations pétrolières situées dans l’est de la Libye en décembre, les combats qui font actuellement rage dans le pays ont vu les forces du maréchal Haftar reprendre le contrôle d’un quartier de Benghazi vendredi. Une petite victoire, obtenue après plusieurs jours de combats, précise la source militaire qui a rapporté l’information.

Benghazi sous contrôle jihadiste depuis 2014

« Le quartier d’Abou Sneib est désormais sous notre contrôle », a déclaré un commandant de l’Armée nationale libyenne (ANL) auto-proclamée et dirigée par Haftar. Neuf combattants ont été tués en deux jours, selon lui. Peu à peu, l’ANL a ainsi réussi à reconquérir une grande partie de Benghazi, deuxième ville de Libye et berceau de la révolution de 2011, qui était tombée aux mains de milices jihadistes en 2014.

« Maintenant, nos forces encerclent totalement la zone de Qanfouda », le dernier bastion des groupes jihadistes à l’ouest de Benghazi, a ajouté la même source. Selon ce militaire s’exprimant sous couvert de l’anonymat, 52 combattants de l’ANL ont trouvé la mort dans les combats depuis le 1er janvier.

Haftar, libérateur ou oppresseur ?

En plus de la zone de Qanfouda, à l’ouest, les groupes de jihadistes contrôlent toujours deux quartiers dans le centre de la ville, Al-Saberi et Soug al-Hout. Parmi ces groupes, figurent notamment le Conseil de la Choura des révolutionnaires de Benghazi, une coalition de milices islamistes dont fait partie notamment Ansar Asharia, un groupe proche d’Al-Qaïda.

Appuyé par le Parlement élu et par un gouvernement parallèle dans l’est du pays, le maréchal Haftar conteste le gouvernement d’union nationale (GNA) installé à Tripoli et soutenu par l’Onu.

Le maréchal, accusé par ses rivaux de vouloir instaurer un régime militaire en Libye, bénéficie du soutien de pays arabes comme l’Égypte, les Émirats arabes unis ou encore la Jordanie. Il s’est récemment rapproché de la Russie, notamment en se rendant le 11 janvier sur le porte-avions amiral Kouznetsov, croisant au large de la Libye.

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