Sahel : l’armée française déclare avoir tué ou capturé près de 150 terroristes en 2016

Par Jeune Afrique avec AFP

Pilotes de Mirage 2000 au camp Kosseï, poste de commandement de la force Barkhane. © Richard Nicolas-Nelson/AP/SIPA

Au cours de l’année 2016, les forces françaises au Sahel ont tué ou capturé près de 150 "terroristes" au Sahel et saisi plus de six tonnes de munitions et explosifs, d’après le bilan dressé ce jeudi par le porte-parole des armées, le colonel Patrik Steiger.

D’ordinaire, l’armée française communique peu sur le nombre de combattants « neutralisés ». C’est donc de manière assez inhabituelle qu’elle a dressé ce jeudi le bilan de son action en 2016 dans la région du Sahel.

« La force Barkhane a mis hors de combat ou remis aux autorités locales près de 150 terroristes et saisi plus de six tonnes de munitions, explosifs et produits divers », a déclaré le colonel Patrik Steiger lors du point de presse hebdomadaire de la Défense.

Le dispositif Barkhane a également permis à 25 000 personnes de bénéficier de soins médicaux gratuits, a-t-il précisé. L’armée française apporte aussi une assistance vétérinaire gratuite aux éleveurs.

Des centaines de jihadistes tués au Mali

Au total, elle a effectué 125 opérations en 2016 sur les cinq pays du Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Tchad, Burkina Faso), dans lesquels elle opère seule ou en partenariat avec des forces locales, a ajouté le porte-parole. Des chiffres sensiblement inférieures à ceux de 2015, lorsque l’armée avait comptabilisé environ 150 opérations qui avaient permis de détruire 16 tonnes de munitions.

Depuis le début de l’opération Serval en janvier 2013, à laquelle a succédé Barkhane dans l’ensemble du Sahel, les sources militaires estiment à plusieurs centaines le nombre de jihadistes tués dans le nord du Mali.

L’armée française, appuyée notamment par les soldats tchadiens, a mis en déroute en 2013 les islamistes armés qui avaient conquis une grande partie du nord du Mali. Mais les forces maliennes, onusiennes (Minusma) et françaises y restent régulièrement la cible d’attaques meurtrières. Depuis 2015, ces attaques se sont étendues à d’autres régions du pays.

16 morts parmi les soldats français

Quatre soldats français ont été tués au Mali en 2016, auxquels s’ajoutent 12 autres décès depuis le début de l’intervention Serval. Une humanitaire française, Sophie Pétronin, a aussi été enlevée le 24 décembre à Gao (dans le nord du pays), où Barkhane concentre le gros de ses troupes au Mali.

Les questions de défense et de sécurité seront au centre du sommet Afrique – France qui se tient vendredi et samedi à Bamako, en présence d’une trentaine de chefs d’État et de gouvernement.

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