CAN 2017 – Lamine N’Diaye : « Avantage au Gabon » dans le groupe A

Lamine N'Diaye, alors coach du TP Mazembe, pendant la Coupe du monde des clubs, le 13 décembre 2010 à Abou Dhabi. © Hussein Malla/AP/SIP

Le Sénégalais Lamine N‘Diaye, ancien entraîneur du Cotonsport Garoua, du TP Mazembe et des Léopards de Dolisie mais également ancien sélectionneur du Sénégal, nous livre ses pronostics pour le groupe A du premier tour de la CAN 2017, qui débutera samedi à 17h avec la confrontation Gabon - Guinée-Bissau.

Pour Lamine N’Diaye, le Gabon, notamment grâce à son arme offensive Pierre-Emerick Aubameyang, est le favori e ce groupe A. Et le technicien mise davantage sur le Cameroun que sur le Burkina Faso pour accompagner les Panthères en quarts de finale.

Jeune Afrique : L’arrivé récente de l’Espagnol Camacho sur le banc gabonais fait-elle courir un risque au pays organisateur de cette CAN 2017 ?

Lamine N’Diaye : C’est un choix toujours délicat que de nommer un nouveau sélectionneur un mois et demi avant une phase finale. Surtout s’il n’a aucune expérience de l’Afrique, où les choses sont différentes par rapport à l’Europe. De plus, Camacho ne parle pas français. C’est difficile pour lui de faire passer ses messages. Mais il est réputé être assez autoritaire, et on sait qu’il y a des problèmes de discipline dans cette sélection. Et je pense que le Gabon a les atouts pour passer ce premier tour.

Pourquoi ?

D’abord, il aura l’avantage du terrain. Ensuite, il avait atteint les quarts de finale en 2012, chez lui, face au Mali (1-1, 4-5 aux t.a.b) et en 2015, il avait été sorti au premier tour. Il sera donc revanchard. Enfin, il dispose de joueurs de bon niveau, comme Lemina, Ndong ou Evouna, et surtout de Pierre-Emerick Aubameyang ; c’est un des meilleurs attaquants du monde, et il est le vrai leader de cette sélection.

Le Cameroun vous semble-t-il capable de faire mieux qu’en 2015 ?

Oui. Il avait été éliminé au premier tour, mais je pense qu’il s’est amélioré depuis. L’équipe a changé. Il y a des anciens, comme, Nkoulou, Aboubakar, Mandjeck, Moukandjo. Et de nouveaux joueurs. L’amalgame se fait relativement bien. Le Cameroun n’est pas forcément très spectaculaire, mais il est solide. On sent un bloc difficile à bouger. Et il dispose de vraies armes offensives. Je n’irais pas jusqu’à en faire un favori de cette CAN, mais un outsider, sans doute.

Pourquoi le Burkina Faso vous semble-t-il en retrait ?

Il faudra s’en méfier. Il a été finaliste en 2013. C’est une équipe régulière, bien organisée, avec des joueurs qui se connaissent bien. Mais les Étalons sont très dépendants de leurs leaders, comme Kaboré, Pitroipa, Koné ou Alain Traoré. Si l’un d’eux se blesse, ou plusieurs à la fois, l’équipe est très affaiblie, car il y a assez peu de réserve. Cette équipe me semble moins forte que le Cameroun et le Gabon.

La Guinée-Bissau peut-elle jouer un rôle ?

Ce sera difficile. Ses joueurs n’ont pas l’expérience d’une phase finale. L’effectif est limité en quantité et en qualité. Mais elle a éliminé le Congo, la Zambie et le Kenya. Elle n’aura aucune pression. Il ne faudrait surtout pas que ses adversaires du premier tour aient la mauvaise idée de la prendre de haut…

Le pronostic de Lamine N’Diaye : 

1. Gabon ; 2. Cameroun ; 3. Burkina Faso ; 4. Guinée Bissau

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