Ghana : le président sortant John Dramani Mahama appelle ses compatriotes à se rassembler derrière son successeur

Par Jeune Afrique avec AFP

John Dramani Mahama à Paris le 6 octobre 2015. © Vincent Fournier/JA

Lors de son dernier discours à la nation jeudi, le président sortant du Ghana, John Dramani Mahama, a exhorté ses compatriotes à se rassembler derrière son successeur, Nana Akufo-Addo.

Mahama s’est dit heureux de quitter ses fonctions et de laisser son rival de longue date prendre la tête d’une des démocraties les plus stables d’Afrique. Akufo-Addo, 72 ans, doit être investi président samedi.

« Je suis ici aujourd’hui, Monsieur le Président, pour transmettre les rênes du pays à Nana Akufo-Addo avec fierté, bonne volonté et détermination et pour demander à tous les Ghanéens de l’encourager à accomplir sa part d’un relais important pour le Ghana », a déclaré le chef de l’État sortant, âgé de 58 ans.

Le 7 décembre dernier, Mahama avait été battu par Nana Akufo-Addo, qui avait remporté 53 % des voix. Le leader de l’opposition avait alors promis de relancer l’économie et d’éliminer la corruption au sein des institutions.

La défense de son bilan

En 2015, John Dramani Mahama avait dû faire face à une crise économique en partie provoquée par l’explosion de la dette publique et une pénurie d’électricité handicapante. La situation l’avait contraint à solliciter l’aide du Fonds monétaire international (FMI) pour mettre en place un plan de sauvetage de 918 millions de dollars (874 millions d’euros).

Dans son discours, Mahama a voulu défendre son mandat. Le président sortant a affirmé que même s’il avait dû « naviguer contre de puissants vents contraires », il avait pu mener à terme de nombreux projets d’infrastructure et fournir des services de santé et d’eau à des millions de personnes. « Le Ghana entre dans une ère de suffisance en électricité, a-t-il affirmé. J’ai assumé mes responsabilités ».

« Sur la voie du progrès »

Érudit et défenseur des droits de l’homme dans son pays, Akufo-Addo s’est engagé à mettre le Ghana « sur la voie du progrès et de la prospérité ».

Dans son programme électoral, il avait présenté un plan pour rétablir la stabilité économique et encourager l’investissement en réduisant l’impôt sur les sociétés et en abolissant toutes les taxes, des ventes immobilières aux billets d’avion pour les vols intérieurs.

Le Ghana est l’un des rares pays d’Afrique où les résultats de l’élection présidentielle n’ont pas été contestés en 2016.