CAN 2017 – Obbadi : « Le Maroc devra être très fort pour sortir du groupe C »

Les Lions de l'Atlas dirigés par Hervé Renard, en stage de préparation pour la CAN, aux Émirats arabes unis, début janvier 2017. © Capture d'écran / FRMF

Le Maroc se sait très attendu lors de la CAN 2017. Mounir Obbadi, le milieu de terrain des Lions de l’Atlas et de Lille, rappelle utilement que rien ne sera facile pour l’équipe dirigée par Hervé Renard, dans un groupe particulièrement relevé (RD Congo, Côte d’Ivoire, Togo).

Jeune Afrique : L’arrivée du français Hervé Renard à la tête de la sélection marocaine semble avoir boosté les supporters des Lions, qui vous imaginent déjà rentrer au pays avec la Coupe d’Afrique…

Mounir Obbadi : Hervé Renard a gagné deux CAN avec la Zambie en 2012 et la Côte d’Ivoire en 2015. Il a une vraie expérience de l’Afrique, beaucoup de charisme, car je l’ai également eu comme entraîneur à Lille (juin-novembre 2015). C’est un fin tacticien, un excellent meneur d’hommes, avec beaucoup de caractère. Il est logique que les supporters marocains attendent des résultats, mais il n’est là que depuis le mois de février dernier. Nous avons réussi à nous qualifier pour la CAN, le Maroc est invaincu depuis qu’il est sur le banc…

Mais le problème, c’est que la patience n’est pas une vertu très répandue chez les supporters. Les premiers signes de contestation sont apparus après le match nul (0-0) concédé à Marrakech face à la Côte d’Ivoire en qualifications pour la Coupe du monde 2018…

Nos fans doivent savoir que nous ferons tout pour aller le plus loin possible dans cette compétition. Le Maroc n’a plus gagné la CAN depuis 1976. Il y une grosse attente. Seulement, les supporters marocains doivent comprendre qu’il faut du temps pour remporter des titres. Et cela passe par la mise en place d’un groupe, d’une philosophie de jeu, etc. Le coach nous a fait progresser depuis son arrivée, et il ne faut pas oublier le travail qui avait été fait avant lui par Badou Zaki. Mais tout ne vient pas d’un seul coup.

Techniquement, nous avons des arguments à faire valoir

Il y a pourtant un réel talent au sein de cette sélection…

Bien sûr, même si l’absence sur blessure de Younes Belhanda (Nice) est un gros coup dur pour nous, car c’est un élément très important de la sélection. Mais il reste du monde. Techniquement, nous avons des arguments à faire valoir. Nous avons des joueurs d’expérience, des jeunes prometteurs. Cela dit, n’oublions pas que d’autres sélections, lors de cette CAN, ont des ambitions comparables à celles du Maroc.

Quel regard portez-vous sur vos adversaires du premier tour ?

C’est un des groupes les plus relevés. C’est pour cela que je répète que rien ne sera facile. La Côte d’Ivoire est championne en titre, et même privée de Gervinho, elle reste une des meilleures équipes d’Afrique. C’est l’un des favoris de cette CAN. La RD Congo a réussi une très belle année en 2016, elle fait partie des prétendants et elle a d’excellents joueurs. Le Togo, enfin, aura un peu moins de pression, mais attention à lui, car il a un sélectionneur (Claude Le Roy) qui connaît parfaitement l’Afrique, et un grand attaquant avec Adebayor. Il faudra être très fort pour sortir de ce groupe…

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