RDC : l’opposant Kyungu wa Kumwanza auditionné au tribunal de Lubumbashi

Par Jeune Afrique avec AFP

Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza, président de l'Union nationale des fédéralistes du Congo (Unafec) et membre du "G7". © AFP

Ce jeudi, l'opposant et proche de Moïse Katumbi, Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza, était auditionné au tribunal de Lubumbashi par un magistrat instructeur. Il est accusé d'avoir insulté le président Joseph Kabila dans un enregistrement audio jamais rendu public.

L’atmosphère était tendue ce jeudi 5 décembre autour du palais de Justice de Lubumbashi, où se tenait l’audition d’Antoine-Gabriel Kyungu wa Kumwanza.

D’après l’AFP, environ 400 policiers étaient déployés autour du bâtiment afin de faire face à d’éventuelles manifestations. Une douzaine de militaires, accompagnés d’une jeep des Forces armées de la RDC (FARDC), étaient également présents en face du palais.

« Il y avait une très forte tension dans la ville, a confirmé Kyungu wa Kumwanza à Jeune Afrique au téléphone, assurant s’être « personnellement investi pour calmer les militants et ne pas céder aux provocations ».

Sa rencontre avec le magistrat a débuté à 11h heure locale selon l’AFP. C’est finalement sous les applaudissements d’une quarantaine de personnes venues le soutenir qu’il en est reparti, deux heures plus tard.

Un proche de Moïse Katumbi

« L’audition s’est déroulée dans le strict respect des parties, a-t-il déclaré au téléphone à Jeune Afrique. Je n’ai rien à me reprocher et je fais confiance [à] la justice de mon pays ». Sur les suites de son affaire judiciaire, l’opposant se montre plus prudent. « J’attends, j’attends… », s’est-il contenté de répondre.

Fin décembre, l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga avait levé l’immunité d’Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza, représentant du Rassemblement de l’opposition dans la région et proche de Moïse Katumbi.

Cette décision a rendu possible son audition d’aujourd’hui par le tribunal de Lubumbashi. L’opposant, figure politique majeure de la province, est accusé d’avoir insulté Joseph Kabila dans un enregistrement dont il conteste l’existence et qui n’a jamais été rendu public.

Pendant ce temps, à Kinshasa, opposition et pouvoir en place discutent des derniers points permettant la mise en oeuvre de l’accord politique conclu le 31 décembre 2016, sous l’égide des évêques de la conférence nationale épiscopale nationale (Cenco). Le sort de Moïse Katumbi est précisément l’un des derniers points en discussion.