Immigration : une Somalienne retrouvée morte de froid en Bulgarie

Par Jeune Afrique avec AFP

Des policiers bulgares tiennent la garde près d'un centre d'enregistrement, à Harmanli, dans le sud de la Bulgarie, le 25 novembre 2016. © Visar Kryeziu/AP/SIPA

Une migrante clandestine somalienne a été retrouvée morte de froid lundi en Bulgarie, dans le mont de Strandja (sud-est), près de la frontière turque, a annoncé la police.

Le corps de la jeune femme n’a été retrouvé que lundi 02 janvier. Elle faisait partie d’un groupe d’une trentaine de migrants sans papiers – composé de 25 Afghans, de trois Pakistanais et de trois Somaliens – retrouvé dimanche 1er janvier par la police près du village de Ravadinovo, à une quarantaine de kilomètres de la frontière turque.

Alors que ceux-ci étaient interrogés, les policiers ont appris qu’une femme avait été abandonnée dans une tempête de neige. Pendant la nuit, la température était descendue sous la barre des moins dix degrés.

Son identité et son âge ne sont pas encore connus. Selon la presse bulgare, une autopsie doit être pratiquée ce mardi 03 janvier.

Centres d’accueil débordés

Depuis que la Serbie a fermé sa frontière, empêchant les migrants de continuer leur route vers l’Europe, la Bulgarie voit déborder ses centres d’accueil de migrants. Des incidents y éclatent régulièrement, comme en novembre dernier, dans le camp de Harmanli, au sud du pays, où vivent près de 3 000 migrants.

En 2016, une dizaine de migrants clandestins sont officiellement décédés dans le pays, situé à la frontière de l’Union européenne (UE). Ils tentaient d’entrer illégalement en Bulgarie depuis la Turquie ou de quitter le pays pour pour rejoindre la Servie ou la Roumanie et gagner ainsi l’ouest de l’Europe.

L’année qui s’achève a vu décliner le nombre de réfugiés empruntant la route des Balkans pour se rendre en Europe. En revanche, le nombre de migrants ayant péri en mer pour rejoindre le vieux continent n’a jamais été aussi élevé : selon l’ONU, ils étaient plus de 5 000.