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Niger : une attaque de Boko Haram tue deux soldats dans la région du lac Tchad

Par Jeune Afrique avec AFP

Militaires nigériens au poste frontalier de la région de Diffa, le 1er août. Quelques jours plus tôt, ils ont libéré la ville de Damassak, au Nigeria. © François-Xavier Freland pour JA

Au moins deux soldats ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche lors d'une attaque du groupe Boko Haram contre l'armée nigérienne dans le sud-est du pays, a-t-on appris ce lundi. Cette attaque intervient une semaine après la reddition d'une trentaine de combattants islamistes.

« C’est une attaque surprise des terroristes de Boko Haram qui a fait deux morts parmi nos soldats ainsi que plusieurs blessés », a précisé à l’AFP une source sécuritaire sous couvert d’anonymat. D’après elle, « une dizaine de combattants » du groupe islamiste auraient également été péri lors de l’attaque.

Selon la télévision locale, cette attaque qui intervient moins d’une semaine après qu’une trentaine de combattants ont déposé les armes, a eu lieu samedi 31 décembre vers minuit, prenant pour cible des positions de l’armée à Baroua, une localité de la région de Diffa, à proximité de la frontière avec le Nigeria.

Issoufou appelle Boko Haram à déposer les armes

En visite la semaine dernière dans cette zone du sud-est du pays, le ministre nigérien de l’Intérieur Mohamed Bazoum avait souligné « l’existence d’éléments nuisibles » de Boko Haram dans la région du lac Tchad même si les insurgés islamistes étaient « totalement en déperdition » depuis le mois de juillet selon lui.

Dans un message de vœux à la nation samedi soir, le président nigérien Mahamadou Issoufou a lancé « un appel à tous ceux qui se sont laissés entraîner dans la voie de l’égarement par Boko Haram », les encourageant à « se ressaisir et [à] déposer les armes ».

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