Corridor Abidjan-Lagos : 187,1 millions de dollars pour un tronçon au Togo

Par Jeune Afrique

Travaux routiers dans la ville de Lomé. © Jacques TORREGANO pour Jeune Afrique

L’aménagement de 30 kilomètres de route en 2x2 voies au Togo, en allant vers la frontière avec Bénin, fera l'objet d'un co-financement de 187,1 millions de dollars, huit mois après le passage à Lomé d'une mission composée de représentants d'institutions internationales chargées d'en valider le principe.

Petite avancée pour l’axe Abidjan-Lagos. La promesse d’un corridor de plus de 1 000 km a été formulée il y a presque deux décennies par la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigeria, sans être tenue jusqu’à présent. Finalement, le financement de l’aménagement du tronçon togolais a été bouclé a fait savoir la Banque africaine de développement (BAD) dans un communiqué le mardi 20 décembre. Un programme de lutte contre l’érosion côtière – la mer n’étant qu’à 100 mètres au point le proche – a par la même occasion été validé.

C’est le tronçon routier entre Avépozo et Aného qui doit bénéficier de ce programme. Y contribuent la Banque islamique de développement (BID), l’Union Européenne (UE), la Banque ouest-africaine de Développement (Boad), le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), l’Uemoa, et le Gouvernement du Togo. La BAD apporte quant à elle un don et un prêt d’un total de 40,8 millions de dollars.

Les détails et délais du chantier ne sont pas précisés.

Le temps de trajet Lomé-Cotonou divisé par 2

Cependant, estime la BAD, « en 2020, année prévue pour l’achèvement du projet, un poids lourd devrait pouvoir relier Lomé à Cotonou [150 kilomètres] en seulement 5 heures, contre près de 11h actuellement ».

Un autre volet de ce programme de rénovation porte sur la limitation de l’érosion côtière qui à son rythme actuel menacerait d’atteindre la route à échéance 12 ans, prévoyait déjà la BAD en juin 2016, dans un résumé des études d’impact environnemental et social du projet.

Pour ralentir cette érosion, l’aménagement de 28 épis rocheux le long de la côte et le rechargement en sable de la plage sont prévus. Ils doivent permettre de ramener la vitesse de recul de la côte à 1 mètre par an, contre 15 à 20 mètres par an à l’heure actuelle.

Des représentants de la BAD, de la commission de l’Uemoa, de la Banque européenne d’investissement (BEI) et de l’UE étaient présents à Lomé en mai, en mission préparatoire de validation de ce projet.

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