L’île Maurice dans l’impasse politique après la démission de plusieurs ministres

Par Jeune Afrique

Dans le centre-ville de Port-Louis, sur l'Ile Maurice, en mars 2013. © Fabien Mollon pour Jeune Afrique

Le vice-Premier ministre et ministre du Tourisme Xavier Luc Duval ainsi que cinq ministres et plusieurs députés du Parti mauricien social-démocrate (PMSD), désormais principal parti d'opposition, ont démissionné du gouvernement lundi après-midi.

Tout aurait commencé par un simple Conseil des ministres lundi 19 décembre. L’un des sujets abordés, la création d’une Prosecution Commission, commission qui serait en capacité de revoir les jugements du Procureur général, a créé des divisions au sein de la majorité.

Le pouvoir, incarné par l’Alliance Lepep, cohabitation de trois partis dont le PMSD, souhaitait instaurer cette commission via un amendement constitutionnel, ce que refuse catégoriquement les membres du PMSD.

Ces derniers ont expliqué dans les médias considérer qu’il s’agit là d’une manœuvre pour empêcher le Procureur général d’aller au bout du processus de contestation de l’acquittement de l’actuel ministre des Finances. Celui-ci est poursuivi dans une affaire de conflit d’intérêt concernant le rachat d’une clinique appartenant à un membre de sa famille.

« L’empressement du gouvernement à faire adopter la Prosecution Commission est indécent en démocratie » a jugé Xavier-Luc Duval, qui a annoncé sa démission lors d’une conférence de presse, lundi.

Cinq ministres ont démissionné

Depuis, les députés du PSMD préparent la transition. Ils ont nommé des ministres suppléants en attendant un remaniement.

Le site mauricien L’express explique que plusieurs nominations sont intervenues pour assurer la suppléance des cinq ministères concernés, à savoir celui de la Communication, celui du Tourisme (géré par Xavier Luc Duval), celui de l’Égalité du genre, du bien-être de la famille et du développement de l’enfant, celui de la Fonction publique et celui Arts et de la Culture.