Classement : Luanda toujours ville la plus chère d’Afrique pour les expatriés

Par Jeune Afrique

Vue de la capitale angolaise Luanda de nuit, ici le 30 octobre 2005. © Obed Zilwa/AP/SIPA

Selon le classement du cabinet ECA, la capitale de l'Angola est à la fois la ville la plus chère d'Afrique et la deuxième ville la plus chère au monde. En revanche, les villes du Nigeria et d'Afrique du Sud dégringolent, conséquence de la dévaluation de leurs monnaies nationales.

Cette année encore, Luanda conserve son titre de ville la plus chère d’Afrique pour les expatriés, selon le classement 2016 du cabinet de consultants ECA International publié le 14 décembre.

La capitale de l’Angola est par ailleurs passée en un an de la cinquième à la deuxième place en tant que ville la plus chère au monde, juste derrière Tokyo, au Japon, qui reprend ainsi la place qu’elle avait perdue depuis 2012.

Luanda est suivie en deuxième position par Kinshasa, capitale de la RD Congo, qui arrive à la dixième place du classement global. Dans les deux villes, note ECA, le coût élevé des produits d’importations achetés par les travailleurs étrangers est dû « à la faiblesse des infrastructures, à la corruption et au risque continu de conflits dans la région ».

Khartoum, qui est passée en un an de la 34e à la 21e position, enregistre la plus forte progression. La capitale soudanaise a en effet gagné 164 places dans le classement ECA en cinq ans.

Ce que le cabinet explique par le taux d’inflation très élevé et l’arrimage de la monnaie nationale, la livre soudanaise, au dollar, « même si le marché noir florissant offre désormais un avantage substantiel face au taux officiel ».

Dévaluations et baisse du coût de la vie pour les expatriés

En revanche, le Nigeria et ses grandes villes perdent en moyenne 137 places dans le classement. Une conséquence de la décision de la Banque centrale d’abandonner la parité fixe avec le dollar, qui a entraîné la dévaluation du naira.

De la même façon, le continent abrite aussi les villes les moins chères du monde. Maseru, la capitale du Lesotho, classée 262e, est à la fois la capitale la plus abordable en Afrique mais aussi dans le monde. Là aussi, il faut y voir la conséquence de la dévaluation du rand sud-africain, qui a affecté toutes les villes où cette monnaie est utilisée, y compris au Lesotho, pays voisin.

Pretoria se place ainsi en 249e  position, juste devant Johannesburg qui a chuté de 34 places pour devenir 250e. Le Cap et Durban sont respectivement 252e et 253e. La capitale du Kenya, Nairobi, arrive quant à elle à la 165e place.

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