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Mozambique : le FMI met des conditions au retour de son aide financière

Par Jeune Afrique

Vue de Maputo, capitale du Mozambique. © Gustavo Sugahara/CC/Flickr

Comme la Banque mondiale, le Fonds monétaire internationale avait suspendu en avril 2016 son aide financière au Mozambique, après la découverte d'1,4 milliard de dettes absentes des statistiques officielles.

Dans un communiqué publié mardi 13 décembre dans la foulée de discussions avec le gouvernement du pays, le Fonds a révisé à la baisse sa prévision de croissance pour 2016 pour le Mozambique, de 3,7% en septembre à 3,4% – loin des 6,6% de 2015.

Le FMI a également conditionné le retour de son aide financière au pays à la mise en place d’une politique d’ajustement fiscal.

« La situation reste compliquée », détaille le communiqué, relayé par Reuters. La dette du pays, principalement libellée en devises étrangères, aurait atteint des « niveaux angoissants » en 2016, en s’ajoutant aux dettes absentes des statistiques.

« Si des progrès ont été atteints sur un certain nombre de questions techniques, des ajustements structurels sont requis pour consolider la stabilité économique et financière et ainsi ouvrir la voie à un programme soutenu par le Fonds », peut-on encore lire dans le communiqué.

En attendant la transparence

En décembre 2015, le FMI avait octroyé au Mozambique une ligne de crédit de 282,9 millions de dollars, déboursables par tranches successives en contrepartie de mesures d’économie. Un premier prêt de 117,9 millions avait aussitôt été débloqué pour aider le pays à faire face à la chute des cours des matières premières qui a plombé ses recettes.

Ce plan d’aide avait ensuite été suspendu en avril, « en attendant une transparence totale et une évaluation des faits », selon la responsable Afrique du FMI, Antoinette Sayeh.

Quelques jours après, et toujours pour la même raison, la Banque mondiale suspendait à son tour ses prêts au Mozambique.