Plus de 12 milliards d’euros de promesses de dons pour le Burkina

Par Jeune Afrique

Le président burkinabé Roch Marc Christian Kabore s'exprime lors de l'assemblée générale de l'ONU à New York le 22 septembre 2016. © Dominick Reuter/AFP

Ouagadougou s'est vu promettre 12,2 milliards d'euros de la part de bailleurs de fonds tels que le FMI et la Banque mondiale pour le financement de son Plan national de développement économique et social (2016-2020) adopté en mai dernier.

Le Burkina Faso s’apprête à recevoir 12,2 milliards d’euros de promesses de dons pour le financement de son Plan national de développement économique et social (PNDES) adopté en mai et qui court jusqu’à 2020. L’annonce en a été faite au terme de la première journée de la table ronde des bailleurs de fonds qui a démarré le 7 décembre à Paris.

Cette somme surpasse donc largement les 8 milliards d’euros (36% du PNDES) que le Burkina entendait récolter en sollicitant l’épargne nationale, celle des Burkinabè de l’extérieur, les emprunts obligataires et les partenariats public-privé (PPP). Le coût global de la mise en œuvre du PNDES est évalué à près de 23,5 milliards d’euros, dont 15 milliards d’euros financés par l’Etat.

Les institutions internationales telles que le FMI seront les principaux pourvoyeurs de fonds de cette aide, la Banque mondiale contribuant ainsi à hauteur de 3,5 milliards de dollars. L’Union européenne fournira quant à elle 800 millions d’euros au minimum.

« New Deal »

L’objectif du PNDES est de concrétiser le programme présidentiel de Roch Marc Christian Kaboré et d’œuvrer à la transformation structurelle de l’économie. Le but d’ici quatre ans est d’atteindre un taux de croissance moyen de 7,7%.

Pour le Premier ministre burkinabè Paul Kaba Thiéba, il s’agit d’ »opérer la transformation structurelle de l’économie, moderniser l’administration, former une masse critique de compétences et créer 50 000 emplois par an ».

Ce « New Deal », comme l’a présenté la ministre de l’Économie, Rosine Coulibaly, entend mettre l’accent sur la rapidité d’exécution des projets. Il propose également de renforcer les liens entre l’agriculture traditionnelle et l’agro-industrie en vue de transformer davantage les produits locaux.

Le PNDES table sur une hypothèse de croissance moyenne de +7, 3 % sur la période 2016-2019 – qui renouerait avec ses niveaux de 2010 à 2012 -, après avoir sensiblement pâti de la crise politique de 2014, à +4% de croissance cette année-là, et alors que le taux s’était déjà sensiblement contracté en 2013 à +3,6%, selon les chiffres de la Banque mondiale.

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