Pétrole : l’accord de l’Opep menacé par les producteurs africains ?

Par Jeune Afrique

Un travailleur dans une raffinerie de pétrole, le 7 septembre 2013. © Hussein Malla/AP/SIPA

Destiné à soutenir les cours, l'accord convenu à Alger pour ralentir la production de pétrole entrera en vigueur l'an prochain. Or, la production en hausse en Angola ou au Nigeria pourrait forcer les autres pays producteurs à accroître leurs coupes pour atteindre leurs objectifs.

Convenu à Alger, l’accord avait été qualifié d' »historique ». Fin septembre, au terme de plusieurs heures de négociation, les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) étaient parvenus à s’entendre pour ramener leur production à un niveau de 32,5 à 33 millions de barils par jour, contre 33,47 en août. Or, cet objectif, le premier de réduction de la production en huit ans, pourrait bien être remis en cause par la hausse de production du côté de certains pays africains, selon l’agence Bloomberg.

La production de brut au sein de l’Opep a en effet atteint un record en novembre, principalement tirée par l’Angola, pour atteindre 34,16 millions de barils par jour – bien au-dessus de l’objectif fixé donc. Deux autres pays producteurs mais exemptés de quotas, le Nigeria et la Libye, ont également tiré la production globale avec 140 000 barils de brut par jour à tous les deux le mois dernier. Celle de l’Angola a atteint de son côté les 170 000 barils par jour le mois dernier.

Entrée en vigueur en 2017

La reprise de la production en Libye et au Nigeria pourrait forcer les autres membres de l’Opep à faire des coupes plus importantes pour atteindre leur objectif de 32,5 millions de barils par jour, diagnostique Bloomberg, qui reconnaît cependant que ses propres chiffres peuvent différer de ceux de l’Organisation. L’Angola – tout comme le Gabon et l’Algérie – s’était engagé à réduire sa production de 137 000 barils par jour.

Destiné à soutenir les cours du pétrole, divisé par deux depuis 2014, l’accord de l’Opep scellé à Alger a été entériné le 30 novembre à Vienne. Il n’entrera en vigueur qu’à partir du 1er janvier 2017 cependant. Entre-temps, une nouvelle réunion de l’Opep avec les pays producteurs de pétrole non-membres de son organisation devrait se tenir dans la capitale autrichienne le 10 décembre.

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