Mali : des dizaines d’évasions suite à l’attaque de la prison de Niono

Par Jeune Afrique avec AFP

Des soldats de la garde présidentielle malienne en novembre 2015 à Bamako. © Jerome Delay/AP/SIP

Plusieurs dizaines de détenus ont pu s'évader de la prison de Niono (centre du pays) après qu'elle a été attaquée dans la nuit de lundi à mardi par des hommes armés.Plusieurs sources estiment qu'ils appartiennent à un mouvement armé allié au groupe djihadiste Ansar Eddine.

Selon les déclarations de la police malienne à l’AFP, les assaillants sont des hommes d’Amadou Koufa, prédicateur radical peul ayant fondé un mouvement armé allié au groupe djihadiste Ansar Eddine.

Leur assaut contre la prison de Niono, située à 350 km au nord-est de Bamako, aurait permis à au moins 47 prisonniers de s’évader. Un élu local a expliqué à l’AFP que parmi eux se trouvait un combattant djihadiste.

D’après une autre source, militaire cette fois, une dizaine de fugitifs auraient par la suite été retrouvés, ou seraient revenus d’eux-mêmes à la prison, qui regroupe environ 90 détenus en temps normal.

Attaque jugée préparée

Deux membres de la garde nationale en charge de la sécurité de l’établissement pénitentiaire seraient par ailleurs blessés. L’attaque avait été préparée, les djihadistes étaient « très bien informés », selon les déclarations d’une source policière de l’AFP. « Ils savaient même exactement où se trouvait leur combattant arrêté récemment », insiste-t-elle.

Vêtus de tenues militaires et de boubous les assaillants auraient, selon cette même source, crié « Allah akbar » au moment de l’attaque.

Aucune revendication n’a pour l’instant été diffusée, mais l’assaut intervient presque un mois après une attaque similaire à Banamba (centre), à environ 140 km au nord-est de Bamako.

Les assaillants s’étaient rendus à la prison de Banamba, libérant une vingtaine de détenus, et avaient attaqué la gendarmerie et une banque.

Le Nord toujours instable 

Depuis le printemps 2012, le nord du Mali est menacé par plusieurs groupes djihadistes.

Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire internationale qui se poursuit actuellement. Mais des zones entières du pays échappent toujours au contrôle des forces maliennes et étrangères.

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