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Mali : l’aéroport de Gao impraticable après un attentat jihadiste

Par Jeune Afrique avec AFP

Des soldats français sécurisent une zone à l'entrée de Gao, le 10 février 2013. © Jerome Delay/AP/SIPA

L'aéroport de Gao est impraticable après l'attentat jihadiste qui l'a visé mardi soir. L'attaque a provoqué d' « importants dégâts », a souligné ce jeudi la Mission de l'ONU au Mali (Minusma).

Selon les premières informations recueillies mardi 29 novembre, l’attentat suicide à la voiture piégée visant l’aéroport de Gao s’est soldé par la mort de son auteur. Mais la Minusma a précisé jeudi 01 décembre, dans un communiqué, que deux véhicules au total avaient finalement été impliqués dans l’attaque.

Un deuxième véhicule avec 500 kg d’explosifs

L’un de ces véhicules, « chargé d’explosifs », a détruit les installations en préfabriqués qui « abritaient nos services d’aviation », a indiqué la force de l’ONU. « Les importants dégâts matériels (installations, débris sur la piste) rendent pour l’instant l’aéroport impraticable, il est temporairement fermé », selon le texte.

Le deuxième véhicule « a été abandonné sur place, il contenait 500 kg d’explosifs et de nombreux obus », lesquels devaient être « neutralisés » ce jeudi, a précisé la Minusma.

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Attentat revendiqué par le groupe de Belmokhtar

L’attentat a été revendiquée dans un communiqué le soir même par le groupe du jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar, soulignant que l’aéroport de Gao était l’un des sites les plus importants pour les forces étrangères au Mali.

Selon des sources américaines, Mokhtar Belmokhtar aurait péri dans une frappe aérienne française en Libye en novembre, avec le concours des services de renseignement américains,si l’on en croit les révélations faites lundi par un responsable américain. Une affirmation qui reste néanmoins à prendre avec précaution, tant l’Algérien a été donné pour mort à de multiples reprises.

Affrontement mortel à Gao 

Par ailleurs, des affrontements entre combattants proches de groupes armés signataires de l’accord de paix ont fait au moins deux morts jeudi 01 décembre au sud de Gao, près de la frontière avec le Niger, a appris l’AFP d’un élu et d’une source de sécurité étrangère dans la région. « Ils se sont affrontés entre les localités de Tessit et d’Intillit. Il y a au moins deux morts », a précisé cet élu.

Les protagonistes était « des hommes armés non formellement identifiés. Mais ce qui est sûr, c’est qu’ils sont très proches de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, ex-rébellion) ou du Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia, pro-gouvernemental) », d’après cette même source.

Une source de sécurité étrangère a confirmé les affrontements, estimant que « les hommes armés sont probablement issus des mouvements qui sont dans le processus de paix » et faisant état d’une dizaine de blessés.

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