Fermer

Algérie : décès d’Amar Ezzahi, figure populaire de la chanson algéroise

Par Jeune Afrique avec AFP

Amar Ezzahi, dans les années 80. © Artiste-mondiale/CC-BY-SA 2.0

Alger a perdu l'une de ses figures emblématiques. Amar Ezzahi, la plus grande figure du chaâbi, est décédé ce mercredi à l'âge de 75 ans, après avoir mené une vie d'ascète, ont rapporté les médias algériens.

Après l’annonce de son décès, mercredi 30 novembre, des centaines de fans se sont rassemblés devant son domicile, où s’est rendu le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi afin de rendre hommage à cet emblème du chaâbi, musique populaire algéroise dérivée de l’andalouse.

Amar Ezzahi (le joyeux), de son vrai nom Amar Ait-Zaï, a passé la majeure partie de sa vie près de la vieille ville d’Alger où il était arrivé très jeune, après sa naissance dans un village de Kabylie en 1941.

Son répertoire compte des dizaines de chansons, enregistrées à partir de 1963. Des fans les ont regroupées sur Internet, au moment où sa santé déclinait ces dernières années.

 

 

Enterré à côté d’Hadj M’hamed el Anka

L’artiste est perçu comme un solitaire : il n’était pas marié, n’avait pas d’enfant et a toujours refusé d’encaisser ses droits d’auteurs. Il fuyait les médias et les salles de concerts, ne chantant qu’en cercle intime durant les fêtes. Les cafés et les terrasses des maisons étaient ses scènes préférées.

« Il était dans un détachement absolu des choses matérielles de la vie », témoigne un des rares journalistes à l’avoir connu, Noureddine Khelassi. « Il était voué au bonheur des siens à travers son art », ajoute le chroniqueur.

Le chanteur sera enterré jeudi 01 décembre au cimetière El Kettar, à Alger, près de l’illustre interprète algérois Hadj M’hamed el Anka, décédé en 1978. Une prière des morts sera célébrée dans une mosquée située près de la Casbah.

Déjà 150 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici