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Afrique du Sud : test d’un vaccin expérimental contre le sida

Par Jeune Afrique avec AFP

Des milliers de personnes défilent à Durban pour faire pression sur les participants à la 21e conférence internationale sur le sida qui s'ouvrait le 16 juillet 2016, en Afrique du Sud. © AP/SIPA

En Afrique du Sud, des volontaires testent depuis mercredi un vaccin expérimental contre le sida. L'expérience suscite beaucoup d'espoir : en cas de succès, il permettrait une avancée de la taille dans la lutte contre l'épidémie.

Baptisée HVTN 702, l’étude, qui a débuté mercredi 30 novembre dans quinze centres du pays, est l’une des plus ambitieuses engagées ces dernières années contre le virus.

Testé pendant 4 ans sur 5 400 Sud-Africains

Le vaccin testé depuis mercredi est tiré d’une souche testée il y a sept ans en Thaïlande et qui a permis de réduire de 31,2% le taux d’infection. Une efficacité relative, mais encourageante.

Ce vaccin a été dopé et amélioré ; il sera cette fois testé pendant les quatre prochaines années sur 5 400 Sud-Africains, hommes et femmes, âgés de 18 à 35 ans.

L’Afrique du Sud très affecté 

Dans certains townships, la campagne de recrutement de ces volontaires a suscité quelques réticences. Pour rassurer, les scientifiques ont aussi dû tordre le coup à certaines idées reçues. « Ce vaccin ne contient pas de véritable morceaux du VIH », insiste l’une d’elles, le Dr Mookho Malhalela.

L’Afrique du Sud est l’un des pays les plus touchés au monde par le fléau du VIH, avec un taux de prévalence de 19,2%. Chaque jour, un millier de personnes sont contaminées.

Les traitements antirétroviraux ont permis de ralentir l’épidémie et d’augmenter significativement l’espérance de vie des malades. Mais ces traitements ne sont accessibles qu’à une petite moitié de la population sud-africaine déjà infectée.

« La mise au point d’un vaccin est essentielle »

« La mise au point d’un vaccin est essentielle pour l’Afrique du Sud (…), nos méthodes de prévention ne fonctionnent pas assez bien », regrette Glenda Gray, qui participe à l’étude et dirige le Conseil national sud-africain de la recherche (NRCSA).

Même s’ils sont réticents à afficher leurs objectifs, les chercheurs espèrent que le taux d’efficacité de leur vaccin prototype atteindra au moins le seuil de 50%. Reste que si le vaccin se montre suffisamment efficace, il faudra encore attendre entre cinq et dix pour développer sa production, pronostiquent certains chercheur.

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