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CAN féminine 2016 : ce qu’il faut retenir de la compétition avant la finale Cameroun-Nigeria

Les équipes de football féminin du Cameroun et du Nigeria, lors de la Coupe du monde 2015 au Canada. © AP/SIPA

La Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2016 s’achève le 3 décembre sur une finale entre le Cameroun, pays organisateur, et le Nigeria, nonuple vainqueur de la compétition depuis 1991. Voici ce qu’il faut avoir retenu de cette CAN 2016 avant le coup d’envoi de cette affiche tant attendue.

Un dernier carré sans surprise

Il ne fallait pas être un grand spécialiste pour pronostiquer l’affiche des demi-finales de la compétition. Outre le Cameroun et sa défense de fer à domicile, le Nigeria et son attaque de feu, ce sont les Ghanéennes et les Sud-Africaines qui ont logiquement accédé au dernier carré, avant de céder aux portes de la finale.

Les Ghanéennes, certes avec une moyenne d’âge de 23 ans, avaient déjà remporté les Jeux africains en 2015 face aux Lionnes indomptables. Quant aux Sud-Africaines, qui n’ont jamais remporté les Jeux africains ni la CAN, elles avaient tout de même terminé troisième de cette compétition en 2006 et 2010 et atteint la finale en 2012. Elles s’étaient alors inclinées face à la Guinée équatoriale.

Une finale et une revanche

La finale entre le Nigeria et le Cameroun était donc attendue, sinon espérée. Les Nigérianes, qui ont gagné neuf des onze éditions de la compétition, remettent leur titre en jeu face aux Lionnes indomptables. Elles partent logiquement favorites, même si cette CAN 2016 se déroule chez leurs rivales, dans leur antre du stade omnisport Ahmadou Ahidjo de Yaoundé.

Les Lionnes indomptables, qui ont donc la chance de jouer à domicile, espèrent quant à elle inscrire leur nom pour la première fois au palmarès de la compétition, alors que tout un peuple les attend au tournant. Enjeu supplémentaire, il s’agira pour elle de prendre leur revanche, ce samedi 3 décembre, sur les Nigérianes, qui les ont battues en finale lors des éditions 2014 (2-0), 2004 (5-0) et 1991 (2-0 et 4-0). Le Cameroun rejoindrait alors au palmarès des équipes ayant remporté la compétition à domicile… le Nigeria (1998, 2002 et 2006).

Le Nigeria, équipe la plus prolifique en attaque

Avec un 6 à 0 infligé au Mali et un 4 à 0 face au Kenya en phase de poules, l’équipe du Nigeria, qui s’est qualifiée pour la finale après sa victoire sur l’Afrique du Sud le 29 novembre à Limbe, a démontré sa puissance offensive. Seules les Ghanéennes, qui se sont aussi hissées en demi-finales, sont parvenus à plus ou moins museler leurs adversaires nigérianes en obtenant un nul (1-1) en phase de poules.

Avec un quadruplé lors du premier match face au Mali, une réalisation face au Ghana et un nouveau but face au Kenya, Asisat Lamina Oshoala est le symbole de cette réussite. Elle a marqué le premier tour de la compétition de son empreinte, avec six buts en trois matchs. La joueuse d’Arsenal est sans conteste la star offensive de la compétition.

Le Cameroun (et sa défense) au rendez-vous

Moins spectaculaire que leurs rivales nigérianes, les Lionnes indomptables ont tenu leur rang en se hissant en finale devant les 40 000 supporteurs en transe du stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé, le 29 novembre. Trois victoires en trois matchs au premier tour, face à l’Égypte (2-0), à l’Afrique du Sud (1-0) et au Zimbabwe (2-0, dont un but à la 1e minute, le plus rapide la compétition) lui ont ouvert les portes de la phase finale.

Face au Ghana, une équipe jeune qui avait déjà inscrit sept buts dans la compétition et avait tenu tête aux Nigérianes en poule, les Camerounaises se sont une nouvelle fois contentées du minimum, l’emportant sur la plus petite des marques (1-0).  La charnière défensive emmenée par Christine Mani a une nouvelle fois tenu bon et Annette Flore Ngo Ndom n’a toujours encaissé aucun but dans cette CAN 2016.

Gaëlle Enganamouit, la super star attend encore son heure

Si la défense du Cameroun a d’ores et déjà brillé dans cette compétition, les supporteurs attendent encore de voir leur star, Gaëlle Enganamouit réaliser des exploits. L’attaquante du club suédois du FC Rosengard, remplacée à la 56e minute lors du premier match des Lionnes face au Zimbabwe, gagné 2 à 0, n’a toujours pas marqué dans la compétition.

Surprenant volontiers par ses tenues, notamment son chapeau melon noir et sa chemise militaire, ou sa coiffure, c’est pourtant elle qui attire le feu des projecteurs. Sacré meilleure joueuse africaine début 2016 par la Confédération africaine de football, seule Africaine en lice pour le titre de meilleure joueuse BBC 2016, elle espère débloquer son compteur au meilleur moment : en finale. Face au Nigeria, meilleure attaque de la compétition, le Cameroun en aura besoin.

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