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Tchad : un homme arrêté après avoir tiré devant l’ambassade des États-Unis avec un pistolet à billes

Par Jeune Afrique avec AFP

Des soldats tchadiens à N'Djamena, en mars 2015. © Jerome Delay/AP/SIPA

Un homme soupçonné d'être un jihadiste a été arrêté mercredi 30 novembre, après avoir tiré sur des policiers tchadiens postés en faction devant l'ambassade des États-Unis à N'Djamena, a-t-on appris de source policière. Le tireur n'a pas fait de blessé.

« L’individu arrivé sur une moto et possédant un pistolet de fabrication turque avec des munitions à billes a tiré à bout portant sur les policiers qui sécurisent l’ambassade des États-Unis au Tchad », a indiqué cette source à l’AFP, sous couvert d’anonymat.

Et d’ajouter que ce type de munitions à billes peut être dangereux si les billes en question venaient à toucher des organes vitaux.

Allégeance à l’EI

Après avoir été maîtrisé par les policiers, l’homme aurait été amené aux services de renseignements. « Dans son testament retrouvé sur lui, il est mentionné clairement qu’il a fait allégeance à (l’organisation de) l’État islamique » (EI), selon la source policière de l’AFP, précisant « qu’il est fonctionnaire du ministère de la Jeunesse et des Sports ».

L’armée tchadienne est en première ligne dans la lutte régionale au Sahel et autour du lac Tchad contre les islamistes nigérians de Boko Haram, ralliés à l’EI. N’Djamena a déjà été la cible d’attentats-suicide meurtriers commis par des kamikazes de Boko Haram, qui attaquent également régulièrement les soldats tchadiens.

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